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M-à-j: Lightroom 32 ou 64bits ?
16/12/08
Une des avancées les plus ésotériques de l’application Adobe est le fait de pouvoir se lancer en version 32 bits ou 64 bits sous OS X Leopard. Sous Windows, il faudra avoir un système d’exploitation adéquat, Vista x64 en l’occurrence.
Késako que cette histoire ? Ben disons qu’en théorie, cela est censé augmenter les performances d’une application, et surtout ce qui est est le plus intéressant, c’est que l’application en question peut utiliser plus que 4Go de mémoire. En effet, le 99% des applications que nous utilisons travaillent sur des instructions codées en 32 bits, ce qui comme le nom l’indique, permet de travailler sur 2 puissance 32, valant 4’294’967’296 bits, soit 4Gb pour arrondir. Cette limite théoriquement passe à 1.844674407370955 * 10 puissance 19. En réalité beaucoup moins, car les 64bits ne sont pas utilisés complètement et on s’arrête dans les tera bits (10 puissance 12), ce qui est déjà énorme pour des stations de travail ou ordinateur personnel.
Ceci dit, il y a peu de gens avec plus de 4 Go de mémoire dans ses valises et selon diverses sources, on gagne en termes de performances pures peu de choses (5 à 15%). Il faut déjà avoir une énormissime bibliothèque d’images pour sentir les bienfaits de la chose, si bienfaits il y a.
Par simple curiosité, j’ai voulu tester Lightroom 2.0 sur un dossier de 254 images en exportation. Je n’ai pas vraiment senti de différence entre les modes d’exécution lors de l’utilisation courante (édition, changement de modules, etc.). Je dirais même que Lightroom se lance plus rapidement en mode 32 bits. Voici ce que j’obtiens sur un Mac Pro 2x 2.8 GHz (octo-core), embarquant 6 Go de mémoire vive. Je précise que le catalogue et les images sont sur un disque différent du disque de sortie, même s’il faudrait bien plus de puissance de calcul pour que les disques soient à la peine. Aussi, j’ai continué à utiliser ma machine pendant l’export (essentiellement du courriel et du web), ce qui reflète davantage une utilisation normale d’un système moderne multitâche.
Dans les deux cas je n’ai pas appliqué d’accentuation de sortie, mais des réglages de base on été appliqués (expo, couleur, netteté, etc.). Ce n’est en aucun cas un test scientifique et il n’est pas nécessairement révélateur de ce que pourrait apporter le 64 bits. Néanmoins, vous pouvez le constater. Les différences sont assez importantes en faveur du mode standard. Je ne sais pas si cela se vérifie dans la version Windows. Il y a peut-être un bug sous la version OS X Leopard pour que l’on se retrouve avec de tels résultats. Toujours est-il que l’on est loin des promesses du 64bits.
1. export JPEG à 95% de qualité, résolution de 240ppp, pleine taille (fichiers .CR2 Canon EOS 30D).
2. export JPEG à 95% de qualité, résolution de 120ppp, 600×600 pixels.
J’ai aussi ajouté les résultats sous Aperture pour la comparaison. Lightroom ayant un certain avantage sur Aperture sur un marathon, c’est à dire sur une quantité conséquente d’images. Pour un sprint, quelques images par-ci, par-là, on ne notera pas les différences.
Addenda
Depuis que j’ai fait ces tests sur la version 2.0, Adobe a mis à jour par deux fois son programme de gestion d’images. Une des améliorations apportées concerne justement la correction des problèmes de performances sous Mac OS X.5 en mode 64 bits. De manière à valider la chose, j’ai refait mes exportations et enfin, j’obtiens des résultats plus cohérents en fonction des modes 32 ou 64 bits. Il n’y a toujours pas un bond ou des performances doublées de l’un par rapport à l’autre, mais le mode 64 bits apporte enfin un gain intéressant, de l’ordre de la minute dans certains cas. Par conséquent, on peut enfin activer ce mode sans inquiétude.
The Orbis: adaptateur annulaire pour flash cobra
12/12/08
Dans ma quête de la bonne lumière, et vous aurez probablement remarqué que je cherche toujours des accessoires peu usuels, car je fais souvent des portraits dans des endroits sombres et animés, cela fait un moment que je lorgnais du côté des adaptateurs qui transforment à moindre coût un flash cobra en flash annulaire simple. De sorte à obtenir une lumière la plus diffuse possible et éviter que les gens aient l’air trop « fromage blanc ».
Les flashes annulaires comme le MT-14EX, bien connus des macrophotographes, ont depuis un moment fait le pas vers le studio photo qui les utilise souvent dans le domaine de la mode pour des séances au rendu particulier. Le célèbre David Lachapelle est un fervent utilisateur des flashes annulaires studio… qui, dit en passant, n’ont pas grand-chose à voire avec les versions macro d’un point de vue de la taille et de la puissance. Même si l’on peut évidemment utiliser les flashes MT-14EX ou MT-24EX pour le portrait, leurs petites tailles les destinent davantage à la macro.

Au milieu de tout cela, il y a les adaptateurs pour flash cobra et l’un des premiers a été le Rayflash. Celui-ci est fait de telle sorte que la lumière soit canalisée par des fibres optiques et cela de manière à avoir au bout une lumière uniforme et circulaire. Il y a tout de même deux soucis avec ce diffuseur: le premier concerne son prix et le fait qu’il doit être acheté en fonction du modèle de flash que vous posséder, le second un absolu « no go » pour mes besoins, c’est qu’il bloque l’assistance AF du flash lorsqu’il est monté sur le sabot (voir les sites en lien). Si l’on se contente de mise au point manuelle et en lumière ambiante, il fonctionnera correctement, autrement c’est à éviter.
En lisant le blog Strobist, qui est plein d’idées pour l’éclairage au flash, on parlait d’un nouveau venu dans ce domaine, The Orbis. Un adapteur pensé pour éliminer le problème technique principal du Rayflash qui bloque donc l’assistance auto-focus, mais aussi proposer une uniformité supplémentaire de l’anneau d’éclairage.
En effet, le cobra étant directement en contact avec l’entrée de la chose, cette zone est forcément plus éclairée que le reste. Pour y remédier, les inventeurs de l’Orbis y ont ajouté une zone opaque à l’entrée de la lumière et une zone transparente à l’autre bout de sorte que la lumière est mieux répartie.
Contrairement au Rayflash, il faut utiliser ce dernier avec le flash hors sabot, soit via un câble de déport soit via un contrôleur dédié, pour la raison que l’Orbis doit se tenir à la main et ne tient pas tout seul sur le flash (l’adapteur est presque universelle et s’adapte sur la plupart des gros flashs courants : Speedlite 580EX, SB-900, Metz, Sigma). Évidemment, cela est une contrainte physique, mais il est alors possible d’utiliser l’adapteur hors de l’axe de l’optique.
Ce petit article est une rapide introduction à cet accessoire d’éclairage. Je posterai un autre article plus pratique et terrain dans les prochaines semaines, le temps de se faire un peu la main et le tester dans diverses situations jusqu’à la fin de l’année. Il y a un groupe Flickr pour les premiers testeurs.
Encore une fois, si vous êtes bricoleur, il y a la version ultra cheap.







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