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Powershot G10, prise en main rapide
26/12/08
Du choix
Me voilà enfin équipé avec compact « expert » dans la poche. Après de moult tergiversations, je me suis décidé à investir dans Powershot G10 récemment libéré par Canon. Pendant longtemps (quelques bonnes semaines disons), mon coeur balançait entre le Panasonic LX-3 et ce Powershot. De prime abord, le Pana me semblait le meilleur choix: moins de pixels (et de bruit dans les images) et un encombrant sur le papier moindre.
Seulement voilà, après avoir tenu les deux dans les mains, le Canon n’est pas tellement plus encombrant, car en fait, bien qu’ayant un corps plus fin, le logement de l’objectif qui dépasse du LX-3 finit par être aussi épais. Le LX-3 est moins agréable à tenir en main, surtout avec des gains, ce qui m’arrive souvent, spécialement en ce moment. Il y a aussi l’interface du G10 qui m’a paru plus facile à prendre en main, avec les molettes d’accès rapide aux fonctions ISO et correction de l’expo. Pour le reste, les différentes possibilités photographiques sont plutôt proches et le prix sur le marché est relativement équivalent pour les deux.

Cela fait à peine quelques heures que je l’ai pris en mains, et pour l’instant, je suis en mode découverte. Toutefois, voici quelques premières impressions.
De la prise en main
J’étais resté sur d’assez mauvaises impressions pour ce qui concerne la latence des compacts. Ce qui a aussi contribué à cet achat, c’est le fait que j’ai offert un petit IXUS 80IS à ma soeur pour Noël et j’ai été agréablement surpris de la rapidité de l’engin. Comme ils partagent la même origine et de plus le G10 embarque un DiGiC IV (l’IXUS a encore la version précédente), relativement peu de chances que cela soit pire sur le modèle expert. La détection du point se fait assez vite, on peut ajuster la taille et la position des zones de mise au point. La latence au déclenchement est correcte, voire même très bonne, compte tenu de ce que j’ai connu.
Une fonction qui est assez perturbante, mais bien pratique au fond, c’est l’ajustement automatique de l’horizontalité de l’image sur le retour de l’écran LCD (live view): quelque soit la position de l’appareil (paysage, portrait, diagonale), celle-ci apparaît toujours affichée droite (aussi en mode vidéo). Ce qui évite les contorsions de tout genre. Il ne faudra pas oublier que le capteur lui il tourne et que par conséquent l’image sera orientée en fonction de sa position lors du déclenchement. À ce sujet, je note un « oubli » de la part de Canon qu’il sera(it) facile de combler: il s’agit simplement d’un niveau électronique (comme chez Nikon) pour savoir exactement lorsque l’appareil est à plat. Difficilement explicable en l’état, puisque l’électronique le permet déjà pour l’orientation de l’image sur le LCD.
De prime abord, cet écran LCD me semble bien se comporter en lumière du jour, même lorsqu’on porte des lunettes de soleil. C’est vraiment bien au-dessus de celui de mon vaillant EOS 30D. Du côté de la qualité perçue, pas grand-chose à dire, c’est du solide et bien ajusté. La présence du viseur optique est, disons, anecdotique tellement ça cadre petit et très approximatif, pour dépanner et/ou économiser la batterie.
Je m’arrête ici pour l’heure, il me faut quelques jours de prise en main pour maîtriser un peu plus l’objet qui se montre très agréable globalement. Quelques petits fichiers ci-dessous comme exemples de ce que cela peut sortir. Les fichiers sont à la base du RAW (~16Mo par image tout de même) développés par DPP avec les paramètres par défaut de prise de vue. À 400iso, on voit bien le bruit à 100%… toutefois, il s’agit d’images de 4416×3312 pixels, si on les visionne à 50%, on est à peu près proche d’un tirage A3 et c’est moins visible que l’on pourrait le penser. Par ailleurs, DxO devrait fournir en janvier un petit module qui permettra d’éliminer une partie de ce bruit et corriger et quelques défauts de l’optique.
The Orbis: adaptateur annulaire pour flash cobra
12/12/08
Dans ma quête de la bonne lumière, et vous aurez probablement remarqué que je cherche toujours des accessoires peu usuels, car je fais souvent des portraits dans des endroits sombres et animés, cela fait un moment que je lorgnais du côté des adaptateurs qui transforment à moindre coût un flash cobra en flash annulaire simple. De sorte à obtenir une lumière la plus diffuse possible et éviter que les gens aient l’air trop « fromage blanc ».
Les flashes annulaires comme le MT-14EX, bien connus des macrophotographes, ont depuis un moment fait le pas vers le studio photo qui les utilise souvent dans le domaine de la mode pour des séances au rendu particulier. Le célèbre David Lachapelle est un fervent utilisateur des flashes annulaires studio… qui, dit en passant, n’ont pas grand-chose à voire avec les versions macro d’un point de vue de la taille et de la puissance. Même si l’on peut évidemment utiliser les flashes MT-14EX ou MT-24EX pour le portrait, leurs petites tailles les destinent davantage à la macro.

Au milieu de tout cela, il y a les adaptateurs pour flash cobra et l’un des premiers a été le Rayflash. Celui-ci est fait de telle sorte que la lumière soit canalisée par des fibres optiques et cela de manière à avoir au bout une lumière uniforme et circulaire. Il y a tout de même deux soucis avec ce diffuseur: le premier concerne son prix et le fait qu’il doit être acheté en fonction du modèle de flash que vous posséder, le second un absolu « no go » pour mes besoins, c’est qu’il bloque l’assistance AF du flash lorsqu’il est monté sur le sabot (voir les sites en lien). Si l’on se contente de mise au point manuelle et en lumière ambiante, il fonctionnera correctement, autrement c’est à éviter.
En lisant le blog Strobist, qui est plein d’idées pour l’éclairage au flash, on parlait d’un nouveau venu dans ce domaine, The Orbis. Un adapteur pensé pour éliminer le problème technique principal du Rayflash qui bloque donc l’assistance auto-focus, mais aussi proposer une uniformité supplémentaire de l’anneau d’éclairage.
En effet, le cobra étant directement en contact avec l’entrée de la chose, cette zone est forcément plus éclairée que le reste. Pour y remédier, les inventeurs de l’Orbis y ont ajouté une zone opaque à l’entrée de la lumière et une zone transparente à l’autre bout de sorte que la lumière est mieux répartie.
Contrairement au Rayflash, il faut utiliser ce dernier avec le flash hors sabot, soit via un câble de déport soit via un contrôleur dédié, pour la raison que l’Orbis doit se tenir à la main et ne tient pas tout seul sur le flash (l’adapteur est presque universelle et s’adapte sur la plupart des gros flashs courants : Speedlite 580EX, SB-900, Metz, Sigma). Évidemment, cela est une contrainte physique, mais il est alors possible d’utiliser l’adapteur hors de l’axe de l’optique.
Ce petit article est une rapide introduction à cet accessoire d’éclairage. Je posterai un autre article plus pratique et terrain dans les prochaines semaines, le temps de se faire un peu la main et le tester dans diverses situations jusqu’à la fin de l’année. Il y a un groupe Flickr pour les premiers testeurs.
Encore une fois, si vous êtes bricoleur, il y a la version ultra cheap.







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