M-à-J: Canon 5D take 2, finalement

Eh ben, on peut dire que celui-ci s’est fait atteindre comme le messie. Canon lève enfin le voile sur le remplaçant de son EOS à capteur 35mm abordable. Beaucoup de rumeurs donc qui prévoyaient diverses versions de boîtiers, seulement la réalité est souvent plus simple et on dira plus sage. Vous allez en entendre parler partout durant la journée, donc voici ce que je retiens :

  • Nouveau capteur 21millions de pixels (je soupçonne une grande parenté avec celui du 1Ds MkIII qui a la même résolution), bonjour les A2
  • Système anti-poussière
  • Traitement 14bits
  • Comme le 50D, possibilité de régler la mise au point en cas de décalage de 20 optiques
  • 3 tailles de fichiers RAW (21, 10 et 5.2 Mpixels)
  • Plage ISO 100-6400 native, possibilité de descendre à 50 et monter jusqu’à 25600 (remercions Nikon de montrer la voie)
  • Viseur couvrant 98% du champ du capteur (pour rappel le précédent était à 95% comme le Nikon D700)
  • Un truc complètement dingue à mes yeux, la possibilité de faire de la vidéo HD (1910x1080pixels à 30ips) avec un enregistrement du son en stéréo s’il vous plait et cela sur un capteur 35mm.

Comme tout le monde le sait, depuis quelques mois, Canon se fait tailler des croupières par Nikon dans le marché reflex, et depuis la sortie du D700, on a vu du monde revendre son matériel pour aller chez la marque jaune, parfois sans discernement disons (faut croire que la crise ne touche pas tout le monde). L’arrivée de l’Alpha 900 contribue à basculer un peu Canon de son trône et surtout lui demande d’avoir une stratégie moins attentiste, même si cet EOS n’est pas exempt de défauts. À commencer par l’AF qui évolue somme toute assez peu, voire pas puisqu’il semble qu’il s’agit du même que celui du 5D premier du nom. Il est à peine plus avancé que celui de la gamme à 2 chiffres (EOS50D) avec l’adjonction de 6 collimateurs d’assistance invisible sur le centre. La mesure matricielle de la lumière à 35 zones est la même que l’EOS50D et précédents. À ce niveau-là, ce MkII est plus ou moins à pied d’égalité avec le Sony, mais Nikon garde son avance dans ce domaine. La tropicalisation semble être au niveau de l’EOS50D, donc pas aussi bonne que la concurrence, mais très honnêtement, je n’ai jamais eu de problèmes avec mon 30D, pourtant bien mal traité. On peut regretter une cadence moteur un peu faible de 4ips, après c’est bien clair que ce n’est pas une mitrailleuse à images pour le sport.

Certains pourraient aussi reprocher l’absence de flash intégré. Certes. Toutefois, à titre personnel, je préfère avoir un viseur plus performant quitte à devoir utiliser les ISO plus élevées maintenant disponibles.

Un peu agaçant pour moi, le changement de type de batterie par rapport au précédent qui utilise les BP-511 aussi dans les EOS 10/20/30/40/50D.

Les concessions sur ces points et des avancées sur d’autres (résolution, vidéo, LiveView, viseur), permettent à Canon d’annoncer un prix très agressif d’environ 2500€, en dessous de ce que Sony propose avec l’a900 et même le Nikon.

Cet EOS devrait faire le bonheur de canoniste qui attendait cela pour acquérir un second boîtier ou goûter à l’intérêt du 24×36 (comme moi). N’empêche que comme pour l’Alpha, cette course à la résolution n’est peut-être pas très utile comme déjà exprimé à plusieurs reprises. D’autres progrès me semblent plus importants et même si l’ajout de la vidéo ne mange pas de pain comme on dit (d’autant qu’elle semble de qualité), la mesure de l’expo, la dynamique du capteur et l’AF doivent progresser, d’autant qu’avec un tel capteur la mise au point est primordiale.

Par ailleurs
En même temps que l’EOS, une mise à jour du 24mm/f1.4 est proposée (faut bien qu’il tienne la route avec ces bêtes à pixels).

Le compact G10 (compact expert avec débrayage des modes) est aussi de sortie avec un CCD de 14.7 Mpixels (de chez Sony sans doute) qui me fait bien peur en termes de grain au-dessus de 200-400 iso. Il embarque aussi son DiGiC IV et enfin une optique que l’on peut qualifier de grand-angle (éq. 28-140/f2.8-4.5).

Commentaires supplémentaires

C’est amusant de voire à quel point les passions se déchainent sur la toile avec le MkII: entre ceux qui attendaient des miracles et ceux qui passent chez Nikon parce qu’apparent c’est l’outil qui fait l’artisan (à moins que je me trompe :) , il y a de quoi sourire par moments et parfois de quoi être affligé.

On voit ici, s’il fallait encore en faire la démonstration, que les rumeurs sur Internet se propagent à une vitesse folle et deviennent disproportionnées au point que certains prennent leurs fantasmes pour la réalité. Forcément, une fois les produits montrés et annoncés, les déceptions sont à la mesure de ces rumeurs.

Maintenant, que l’on prenne un D700, un Alpha 900 ou un 5D MkII, on arrivera à faire des photos, d’un point de vue technologique, d’une qualité dont ne révait pas il y a peine 1 an. Donc, il faut relativiser les choses et raison garder. Ce n’est que du matériel photo après tout.

Zeiss Planar chez Canon

La compagnie germanique bien connue pour ces optiques de qualité, par ailleurs fournisseur officiel Sony, annonce ajourd’hui le début de la disponibilité de ces optiques en monture EF (Canon donc, référence ZE chez Zeiss).

Jusqu’à présent, elles étaient disponibles chez Nikon et Pentax. Il y avait possibilité de les utilisées via un adaptateur M42-EF puisque celles-ci sont aussi disponible dans cette monture. Seulement, l’intérêt d’avoir une monture native est de permettre l’enregistrement des informations de l’optique sur les données EXIF et aussi de garder la compatibilité avec le système de flash E-TTL qui a besoin de connaître la distance au sujet en utilisant les données d’ouverture du diaphragme et de la valeur optique (mm).

Par contre, il faut toujours garder à l’esprit que Zeiss n’aime pas les automatismes, donc ces optiques sont à mise au point et réglage de diaphragme manuels. Autant dire, que ce ne sont pas des cailloux pour les compulsifs du déclencheur photographiant à tout va.

Pour commencer, seuls les 50mm/f1.4 et 85mm/f1.4 seront disponibles. Viendront ensuite le reste de la gamme qui est un peu pingre pour les reflex actuellement.

Pour le Canoniste se pose la question de savoir si ces optiques valent l’investissement par rapport à ce qui est disponible en EF Canon. Ces deux optiques existent déjà :

  • EF 50mm/f1.2 L USM
  • EF 85mm/f1.2 L USM

Les prix sont bien différents et en faveur de Zeiss (50mm annoncé à ~500€ et le 85mm à 900€, ~2,5x moins que les versions Canon), mais d’un autre côté, on gagne l’USM, l’AF et le dia automatiques et un demi-dia de plus. Il y a aussi les versions 50mm/f1.4 et 85mm/f1.8 chez Canon plus anciennes, mais bien moins chères pour le coup.

Toujours est-il que le prestige, la qualité et l’endurance des Planar est difficilement quantifiable.

[via dPreview]

Sony Alpha 900, le plein de photosites

Sony a annoncé la commercialisation de son Alpha 900. Un appareil vu à maintes reprises sous forme de « mockup » dans les salons photos annonçant à demi-mot l’intention de Sony de mettre un pied important dans le monde des reflex plein format 35mm et surtout avoir des arguments pour convaincre une partie du public expert et pro (bon, ce n’est pas encore gagné). Avec l’arrivée de cette machine à pixels, je considère l’offre Sony un peu plus sérieuse et la conseillera peut-être davantage à l’avenir. Jusqu’à présent, l’arrivée des électroniciens dans le monde du reflex n’était pas convaincante à mes yeux dans la mesure où ce sont de grands groupes dont le but est de faire des affaires rentables, puisque la marge dans les compacts et bridges est ridicule pour un industriel actuellement. Une division photo reflex pour Sony, Samsung ou Panasonic, n’a pas plus de poids que celle des électroménagers. Ce qui compte c’est la rentabilité. Alors lorsque vous dépensez une fortune en accessoires et objectifs, il serait fortement déplaisant pour le moins de voir sa marque de choix simplement mettre la clef sous la porte. Cela a failli arriver avec la division photo de Konica-Minolta si elle n’avait pas été reprise par Sony justement. Contax et autres ont d’ailleurs disparus, donc ces événements peuvent arriver. Bien entendu, le duo Canon-Nikon et le « petit » Pentax ne sont pas non plus à l’abri d’une déconvenue, toutefois, l’essentiel de leur chiffre d’affaires étant dans le domaine photo, on est en position d’être un peu plus rassuré. Par ailleurs, bien qu’étant de plus en plus étoffée, la gamme optique et accessoires doit encore être augmentée, d’autant qu’avec un tel capteur, il faut assurer un minimum de qualité. Les optiques historiques de grande qualité Minolta étant toujours utilisables, mais il ne faut pas oublier que le numérique a quelques exigences supplémentaires, car même chez Canon avec le EOS 1Ds MkIII et ses 21 Mpixels, peu d’élues peuvent en tirer la quintessence.

Pour en revenir à cet Alpha 900, il offre :

  • Capteur 35mm (24×36) offrant 24,6 Mpixels
  • Stabilisation intégré au capteur (à l’inverse de ce qui existe chez Nikon ou Canon où ce sont les optiques qui sont stabilisées, l’avantage dans un cas étant d’offrir l’option à tout le parc dans l’autre d’avoir une visée stabilisée)
  • Traitement par DSP double (avec une telle quantité de données, la même solution que chez Canon a été adoptée série 1D)
  • plage ISO 200-3200 extensible à 100 et 6400
  • système d’exposition 40 zones en nid d’abeille
  • viseur couvrant 100% du champ (agrandissement de 0.74x)
  • Cadence de 5 img/s
  • AF à 9 points + 10 d’assistance (celui du centre étant de type croisé)
  • Prix annoncé ~3000USD (cela risque de faire peut être baisser le prix du d700 et forcé Canon à être plus agressif sur son futur 5D mkII)

Comme on peut le constater, offrir un tel capteur à ce prix c’est donc possible pour Sony, même si évidemment, des compromis sont faits sur le boîtier dont un l’AF plutôt basique et une cellule d’exposition plus taillée pour des formats plus petits. Il y a aussi la couverture du viseur à 100% qui est toujours agréable pour les stakhanovistes du cadrage.

Le prix très agressif risque de donner du fil à retordre aux concurrents. Néanmoins, je ne peux m’empêcher de penser que l’on repart dans une mauvaise direction. Certes la capteur est technologiquement impressionnant, mais franchement, quel intérêt d’offrir une telle quantité de pixels ? Pourquoi ne pas focaliser les efforts de recherche sur des électroniques qui offrent des sensibilités élevées ayant le minimum de bruit possible ? Une dynamique étendue sur toute la gamme de sensibilité pour qu’on puisse faire des photos sur des zones très contrastées sans recourir au HDRI ? De nos jours, on peut raisonnablement attendre d’un reflex de cette gamme qu’il puisse aller jusqu’à 6’400 ISO sans que l’on ait trop à ce poser de questions, seulement ce n’est pas le cas ici puisque c’est une option à activer, donc à éviter. Cela donne vaguement l’impression que Sony a fait rentrer le moteur d’une Ferrari dans une Fiat 500 sans se demander si le châssis tiendrait la route, dans le sens où encore une fois le capteur en offre pour son argent, mais ce qui gravite autour est digne d’un boîtier basique à mon sens. Il sera difficile de convaincre un pro du sport/news de venir au système Alpha dans ces conditions. Maintenant à qui s’adresse ce boîtier ? Plus probablement aux clients actuels de Sony ou aux anciens de Minolta qui ont eu une patience de moine avant de passer au numérique.

Certes, j’ai un peu la dent dure, mais j’attends qu’on nous propose autre chose, pas simplement, une collection de pixels.

Canon EOS 50D lâché dans la nature

Bien que nous attendions tous la sortie du tant espéré, rêvé et fantasmé remplaçant à l’EOS 5D, c’est finalement le 40D qui se voit botté en touche après une année de mise sur le marché seulement. Il faut avouer que Canon est quelque peu bousculé dans le segment des reflex pro et amateur avec le Nikon D300, la série Alpha chez Sony et le Pentax K20D. Tous ces boîtiers offrent des caractéristiques alléchantes pour les nouveaux venus qui veulent des équipements qualitatifs sans trop se ruiner. Il y a toutefois un secteur dans lequel Canon est bien loti, même si on le rabâche souvent, c’est le choix important des optiques et la gamme proposée. Même chez Nikon, il n’y a pas un choix aussi conséquent (on parle des optiques au catalogue) et lorsqu’on commence à aller dans le domaine des optiques pro, le prix est souvent en faveur de Canon.

Toujours est-il que Canon se devait de réagir sur ce segment très concurrentiel des boîtiers autour des 1’000-1’500€. Voici chose faite avec l’arrivée de l’EOS 50D. Il reprend peu ou prou les caractéristiques qui ont apporté tant d’éloges au Nikon D300 : plage ISO par défaut de 100 à 3’200 (celle du Nikon commence à 200), écran de visualisation à la résolution VGA (640×480 pixels) traité antireflets pour une meilleure visibilité par temps ensoleillé, prise HDMI, système de nettoyage des poussières (pas nouveau cela dit) et surtout une avancé en termes de résolution du capteur CMOS conséquente, que l’on pourrait qualifier de presque inutile, seulement avec l’Alpha 350 et le K20D qui proposent tous les deux 14 millions de pixels, il fallait que Canon en ajoute une couche. On pensait pourtant que cela s’était un peu calmé, seulement avec l’arrivée des électroniciens -plutôt actifs dans les compacts il n’y a pas si longtemps- à la photo reflex (Samsung, Sony, Panasonic), les arguments marketings du marché des « point & shoot » risquent de prendre le dessus quelque temps au risque de proposer des appareils qui en termes de comportement dans les hautes sensibilités sont moins bons que les prédécesseurs. À juger sur pièce bien entendu et pour commencer, Canon propose quelques images sur son site global.

Pour revenir à ce nouveau EOS, il propose donc un capteur de 15 millions de pixels (4’752 x 3’168, on n’est pas très loin de ce que proposait, il n’y pas si longtemps, un certain EOS 1Ds MkII pourtant en format 35mm et c’est le premier reflex APS-C à avoir autant de résolution) et inaugure un nouveau processeur d’image, DiGiC IV. Canon dit que le niveau de bruit est meilleur que celui du EOS 40D malgré l’augmentation de résolution. Cela grâce bien entendu à ce DSP et aussi à davantage d’optimisation des microlentilles qui focalisent la lumière sur les photosites du capteur (plus de détails dans la prise en main chez dPreview). D’ailleurs, Canon offre, un peu comme Nikon sur le D3/D700, deux modes étendus pour augmenter la sensibilité jusqu’à 6’400 et 12’800 ISO. Bon, j’imagine que c’est vraiment pour dépanner.main.jpg

Une idée en passant : vu la quantité de pixels disponibles et la puissance du DSP, il serait possible de combiner plusieurs photosites pour augmenter le rendement du capteur et sa dynamique. On aurait alors des images de 7 millions de pixels par exemple, mais avec une dynamique étendue de 1 ou 2 IL voir une sensibilité poussée et sans bruit jusqu’à 12’800 ou 25’600 ISO.

Quelques fonctions supplémentaires font leur apparition, comme la possibilité de régler finement une vingtaine d’objectifs si par hasard l’AF se calle un peu trop en avant ou en arrière. Enfin, un LiveView digne d’intérêt est de la partie qui devrait aussi pouvoir être utilisé via la prise HDMI (à confirmer). Il y a aussi une correction du vignetage à la volée (40 profils objectifs peuvent être enregistrés) qui permet de sortir des JPEG encore plus propres d’autant qu’une fonction ALO (Auto Lightning Optimizer) à l’instar du D-Lightning chez Nikon est disponible pour corriger des images un peu trop sous-exposées. Ces réglages sont perdus si on photographie en RAW, sauf si on utilise le programme maison Digital Photo Professional.

Canon répond donc à Nikon de fort belle manière dirons-nous, même si je regrette que l’AF et la cellule de mesure de la lumière soient identiques aux modèles précédents. Un poil en retrait par rapport à ce que propose Nikon et son AF à 51 collimateur et le capteur d’exposition 1005 pixels couplé, bien que sur le terrain les différences soient un peu moindres.

Et comme dit le proverbe, tout vient à point à qui sait attendre. À n’en pas douter le remplaçant du 5D aura des arguments pour tenir tête au Nikon D700, au même titre que le 50D en a pour tenir tête au D300, même s’ils ne sont pas tout à fait dans la même gamme tarifaire, puisque quelques centaines d’euros les séparent. Comme quoi, la concurrence a du bon et Canon avait besoin de se faire secouer.

La disponibilité est indiquée pour fin septembre et le prix en Suisse devrait être dans les CHF1’500.- (estimation personnelle basée sur le prix du 40D l’année passée qui est actuellement à CHF1’200.- dans les boutiques en ligne)

Compacts, Micro 4/3

logo_four_thirds.jpgSur le front de la photo numérique, cela bouge ces derniers jours malgré la période estivale.

Panasonic et Olympus annoncent une évolution du format 4/3 vers le Micro 4/3 avec une baïonnette plus petite et des appareils sans chambre reflex qui permettront la réalisation de boîtiers moins encombrants. Du fait de l’abandon de la visée reflex, le capteur principal sera sans doute mis à contribution pour la visée. Aussi, vu l’absence de chambre reflex, il est très probable que les systèmes AF tels que nous les connaissons disparaîtront de tels boîtiers, soit pour faire place à des systèmes de détection par contraste (qui équipent tous les compacts du marché) ou alors à un système de mise au point inédit. On aimerait voir un système de type télémétrique qui équiperait des versions experts de tels boîtiers, mais il ne faut pas rêver, car le but d’une telle simplification de fabrication est aussi de diminuer les coûts de développement et de production. Un système télémétrique « à la Leica » n’est pas simple à fabriquer, car la visée optique doit être parfaitement callée sur l’objectif (contrairement à un reflex, on ne vise pas par l’optique installée, mais par un viseur séparé).

Comme le souligne Chasseur d’Images, on garde la même taille de capteur que le format « classique » 4/3 qui continuera à évoluer en parallèle, mais s’adressera à des clients différents. L’intérêt de la chose est d’être à la croisée des chemins entre un bridge et un reflex: un bridge, car on visera via le capteur et le retour sur l’écran LCD (voire via des viseurs optiques s’ils sont prévus en option ou intégrés). Par ailleurs, vu la réduction possible des boîtiers et des optiques, on aura peut-être enfin des compacts/bridge/M système permettant de s’affranchir des contraintes des petits capteurs des compacts actuellement tout en ayant la possibilité de changer l’optique. Il faudra patienter encore quelques semaines avant de savoir ce que tout cela nous réserve.

En parlant de compacts, Nikon annonce officiellement le lancement du CoolPix P6000. La réponse au Canon G9 en quelque sorte, mais en bien mieux loti. P6000.jpgÀ commencer par une optique qui démarre à 28mm (éq.35mm) jusqu’à 112mm (malheureusement, l’ouverture est alors de seulement ƒ5.9). Il y a aussi un GPS intégré pour géolocaliser automatiquement les images (pratique pour les voyages et randonnées). Un stabilisateur optique est aussi de la partie, même un port Ethernet pour l’envoi automatique des images. Expérons que l’autonomie ne soit pas trop affectée par tout cela. Au chapitre des griefs habituels : capteur 13.5Mpixels (à quoi bon !). Malgré cela, ils annoncent une plage de sensibilité allant de 64 à 1600 ISO à pleine résolution et 3200 et 6400 ISO avec 3 millions de pixels seulement. Disponibilité vers septembre. Toutefois, il n’est pas impossible que Canon nous sorte un G10 d’ici là.

Liste plug-in Aperture

Bien que coupant le flux de travail RAW actuellement dans Aperture et en attendant de les voir débarquer sur LR sans doute sous une forme plus en phase avec les attentes de chacun: mais cela fait des mois qu’Adobe promet un SDK pour LR permettant aux éditeurs d’image de prende vie et possetion de la solution Adobe, espérons qu’avec la version 2, cela prenne effet rapidement et de façon non-destructive comme c’est le saint Graal de la photo numérique ces temps.

Donc certains au beau dire que LR 2 met une tolle à Aperture 2 (mais ce n’est pas si simple), il n’empêche que la liste d’éditeurs pour Aperture s’allonge de jour en jour et que l’on peut trouver son bonheur. D’ailleurs ,Noise Ninja est disponible dès aujourd’hui.

La liste complète des différentes offres est disponible via la page ressources.

Astronomie: Nikon et Canon

Pour ceux qui s’intéressent à la prise de vue astronomique, il y a un article assez intéressant sur astrosurf qui compare le Nikon D3 et le modeste Canon 40D pour la prise de vue astronomique.

Le plus intéressant étant que la différence entre ces appareils n’est pas si énorme que cela et qu’il y a de la place pour que Canon puisse en offrir autant que Nikon.

Lightroom 2 est là

Vous ne risquez pas de manquer la nouvelle dans tous les blogs photo de la planète, Adobe propose en version commerciale Lightroom 2, le retour de la vengeance de la bête… euh pardon, trop de films :)

Tout ce qui était dans les bétas est là et quelques petites choses en plus qui vont faire le bonheur de beaucoup de gens.  A commencer par un outil de simulation de rendu des dématriceurs des fabricants des appareils photo: donc pour les canonistes en herbe comme moi, plus de raison d’utiliser DPP, il sera possible d’utiliser un profil intégré à Lightroom pour avoir le même rendu. Toutefois, reste à voir si la qualité même du dématriçage est aussi bonne que l’outil en question même si on sait très bien qu’au niveau ergonomie ce n’est pas terrible.

Il y a aussi l’ajout d’un filtre numérique dégradé. Ceci permet de limiter les contrastes parfois importants qu’il y a sur des photos mélant ciel clair et terre sombre. Cela ne remplacera pas le filtre à la prise de vue, mais permettra de corriger ce type images rapidement.

Par contre, coup de gueule encore une fois sur les tarifs des éditeurs américains en Europe. La mise à jour étant vendue 99$ outre Atlantique (HT), est vendu en Europe 99€ (HT). Sachant que 1€=1.5$ actuellement, cela nous fait payé 50% plus cher. De qui se moque-on ?! C’est encore pire avec le prix en Suisse présenté à CHF175.- alors que le taux de change est grosso modo de 1 pour 1. Ce qui considérant les 99$ devrait revenir en Suisse TTC (7.6% de TVA) à CHF110.-, même en ajoutant 10.- pour les frais de localisation (ce qui est plus que suffisant pour un produit vendu en ligne), j’arrive à tout casser à CHF120.- soit dans les 74€. Même Apple a réussit à faire des efforts avec sa mise à jour Aperture comparativement 99$ et CHF139.-, alors MERCI ADOBE DE PRENDRE LA BONNE CALCULETTE !!!

Plus de détails chez Gilles, expert ès Lightroom.

Panasonic LX3, lueur d'espoir

Pour ceux qui lisent de temps à autre ce modeste blog anémique (oui, pléonasme) savent que je cherche toujours un compact expert pour avoir sur soi un peu partout. Pendant de long mois, j’avais espoir de trouver dans le Sigma DP1 mon bonheur. L’attente a été à la hauteur de la déception : boîtier (très) lent à la détente, très limité en sensibilité. La focale fixe ne me dérangeait pas, mais avoir un boîtier qui n’est pas capable d’être prêt à prendre une photo rapidement est vite rédhibitoire (oui, on prend des mauvaises habitudes avec les reflex modernes). De plus, il n’est pas vraiment taillé pour prendre des images le soir vu les limitations du capteur.

Mon attention s’est porté un temps sur un Ricoh GX100 voire un GR-2. Pour les mêmes raisons que le Sigma, j’ai renoncé, car les tests que j’ai pu trouver m’ont peu convaincu surtout au-dessus des 400 ISO. Même constat pour le Canon G9, encore plus, car sa formule optique démarrant à 35mm ne convient pas à ce que je cherche dans un compact (quelque chose comme l’équivalent d’un 24-70mm en format 24×36).

Bref, le paysage actuel des compacts experts n’est pas très joyeux et cela dure depuis… l’ère numérique: courses aux pixels, course aux objectifs développant 10 ou 15x au détriment de la qualité optique et de l’ouverture maximale.

Panasonic LX3

Il y a des raisons de ne pas désespérer avec l’annonce du Panasonic LX3. Au-delà des caractéristiques techniques qui collent à ce que je souhaite et plein d’autres personnes me semble-t-il, c’est un discours marketing un peu plus en phase avec la demande des « amateurs » de beaux outils photographiques. Bien que ce compact embarque un petit capteur, il est un peu plus grand que la moyenne et reste « limité » à 10 millions de pixels. Plus qu’il n’en faudrait sur un tel capteur, mais au moins nous n’atteignons pas la « pixelite aiguë » absurde du Sony W300, et même des autres précités.

LX3 possède une optique équivalente en 35mm à un caillou 24-60mm/f2-2.8, un format RAW, un viseur optique optionnel qui se pose sur la griffe flash, totalement débrayable vu qu’il se veut dans le segment « expert », un stabilisateur d’image. Le reste des caractéristiques est plus anecdotique à mes yeux. Le prix annoncé est de l’ordre USD500.

Sans aucun doute un sérieux chalenger pour moi et en espérant qu’il soit aussi réactif, à moins qu’un certain Nikon qui est censé être sur le même segment que le Canon G9 vienne donner un deuxième choix…

[chez dPreview]

[chez Luc]

TransfertJet, pour éliminer d'avantage les fils

Actuellement pour transférer nos images sur l’ordinateur il faut passer soit par une connexion USB, soit sortir la carte de l’appareil photo ou alors être équipé d’un compact ou reflex ayant une option Wi-Fi et c’est loin d’être le plus pratique pour de gros transferts.

transferjet.jpg

Pour remédier à cela, une nouvelle technologie sans fil vient d’être publiquement annoncée par un consortium de fabricant d’équipements électroniques divers et variés. Pas d’Apple dans le tas, mais Canon et Nikon par exemple font partie de la bande.

Certes il s’agit de la Xième technologie sans-fil dans un monde envahi d’ondes radios et en soit elle n’a rien de nouveau puisque ce type de technologie est utilisée par exemple avec les systèmes de sécurité à cartes, mais l’intérêt ici réside dans le fait que les débits sont bien plus importants et qu’il faut que les appareils soient physiquement en contact pour initier la communication puisque la distance est limitée à 3cm.

On peut donc imaginer d’avoir son APN posé sur son ordinateur pour démarrer le transfert des images, de même qu’avec un téléphone portable. Je vois même plus loin avec par exemple un essemble Hi-Fi/Vidéo où les différents éléments n’ont plus besoin de câbles en tout sens pour pouvoir fonctionner entre eux. L’empilement de ceux-ci suffisant à les faire communiquer. Seul les câbles vers les enceintes et l’écran sont alors nécessaires.

Bien que le couplage d’un téléphone Bluetooth avec un Mac portable soit relativement facile, il arrive que des soucis apparaissent et par ailleurs la bande passante est limitée. A l’heure de la 3G, il arrive que l’on ait besoin de son portable comme interface de communication avec le réseau cellulaire et sont ordinateur, on peut dont très bien imaginé avoir simplement le téléphone à côté du portable et démarrer sa connexion facilement.

Ceci ne sont que quelques unes des applications possibles. Vous pouvez d’ailleurs voir une petite demo via le site GeekTube.

[Via Akihabara]