Phase One: les tests extrêmes
5/12/08
Le fabricant danois de dos numériques moyen format et éditeur de CameraOne par ailleurs teste ces produits dans des conditions plutôt extrêmes.
Bon, à leur place, je n’en ferais pas autant avec ce matériel à plusieurs milliers d’euros pièce, mais c’est comme les crash tests, quelques unités doivent êtres sacrifiées pour la bonne cause marketing.
M-à-j : Nikon D3x… presque là… et officialisé.
28/11/08
Bien que la chose ne soit pas encore officialisée, il y a 99,99% de chances de valider cette nouvelle dans les prochains jours. Il s’agit bien entendu du nouveau vaisseau amiral Nikon D3x.
Pensez donc que Nikon ne pouvait pas tellement se laisser distancer dans le domaine de la résolution de ces boîtiers, spécialement dans le haut de gamme. D’autant plus qu’ils ont rattrapé le petit retard qui faisait l’avantage de Canon dans les hautes sensibilités (en gros avant la sortie de la gamme actuelle D90/D300/D700/D3).
Nous voici donc avec un 35mm à 24 millions de pixels (reste à voir si le capteur est le même que le Sony Alpha 900 ou une version interne à Nikon) capable à priori de nous faire du 50-6400 ISO à 5 img/s. Sur le site d’où provient les informations sorties du magazine Nikon, il ne fait pas mention de système anti-poussière, ce qui serait étonnant dans la mesure où celui-ci existe sur le D700. Le reste de la boîte à images est « terra cognita » en provenance du D3. Nikon proposera ainsi une gamme complète en fonction des besoins et qui revient à ce que l’on connaissait avec les D2x->D3x et D2h->D3 dans le segment pro. Le D700 répondant aux besoins de pro privilégiant un format de boîtier moins encombrant et amateurs en format 35mm comme l’EOS 5D le fait chez Canon.
A ce sujet, il sera intéressant de voir la réaction de Canon. Vont-ils proposer un 1Ds avec un capteur à la densité de photosites proche de celle de l’EOS 50D qui est de 4.5 millions par cm2, ce qui ramené à une surface de capteur 35mm nous fait quelque chose comme 38 millions de photosites ?!
Même avec un capteur à 30 millions, cela aurait comme effet de passer un cap psychologique, certes purement marketing, et de continuer à justifier le prix élevé de ce boîtier. Début de réponse éventuelle en février pour les premières annonces du salon PMA de Las Vegas. Il y a aussi l’inconnue 1D avec son capteur intermédiaire APS-H qui est « marketée » pour le sport. Va-t-il passer à la trape dans une prochaine réorganisation de la gamme 1D ? Nouveau capteur à 15 millions et cadence à 12 img/s ? Grand mystère pour moi.
En attendant, le terrain est libre dans ce segment pour le D3x.
M-à-J:
Le boîtier est révélé officialement par la marque ce matin. Sa disponibilité est prévue pour fin décembre. Le prix public tournera autour des 7’000-7’500€, sensiblement le même que son concurrent direct EOS 1Ds MkIII.
Quelques remarques au passage : le manque de système anti-poussière est une étrangeté dans la mesure où le D700 le possède et son concurrent chez Canon tout autant depuis un an. On a tellement critiqué le prix du 1Ds chez Canon que le placement tarifaire me semble plus difficile à justifier de nos jours, même si le boîtier est quelques crans au-dessus d’un Alpha 900 ou EOS 5D MkII bien entendu. Sans doute Nikon en voulant montrer à la concurrence, et un peu à ses clients, qu’ils sont capables d’avoir un boîtier à très grande résolution dans leur gamme et dans le but de ne pas trop fâcher les clients du D3 déjà bien échaudés par la sortie du D700, augmente le prix de vente artificiellement. Dans les faits, le développement du D3x est déjà bien amorti par celui du D3, même si un nouveau processeur d’images est de la partie pour encaisser les données à traiter (Nikon parle de fichiers bruts allant jusqu’à 50 Mo), et même si le prix de ce nouveau capteur est plus élevé que celui du D3/D700, cela ne justifie par réellement son tarif doublé par rapport au D3. Ou alors, et un peu comme Canon sans doute, Nikon considère ce boîtier plus en concurrence avec les premiers systèmes moyen format (Hasselblad, Mamiya, etc.) que réellement un prolongement de sa gamme 35mm tant le saut tarifaire est important.
Dans tous les cas, il est certain que la réplique des rouges va être intéressante et peut être devrait apporter la vidéo HD comme sur le 5D MkII, un capteur avec une résolution supérieure comme précédemment évoqué. Dans les autres compartiments du boîtier, je ne pense pas que de grands changements veront le jour. Cela dit, Canon doit se refaire une image sans accros suite aux premiers exemplaires de la série 1D/1Ds actuelle affectés par des problèmes d’AF en mode servo.
Studio photo nomade
24/11/08
De temps à autre, on aimerait pouvoir disposer d’un petit studio pour des portraits en extérieur ou illuminer un bout d’un sujet quelconque (statue, fontaine, etc.). Ce qui rebute avant tout l’amateur d’investir dans tel matériel est son prix. Même si on trouve actuellement des kits studio de grandes marques à prix intéressants (~1’000 € pour des kits bien fournis et de qualité, type Elichrom, ProPhoto, AlienBees, je vous conseille de lire l’article dans Réponses Photo n°193 qui compare différents kits studio), un facteur limitatif important s’impose toutefois: l’alimentation électrique. Dans ce cas, soit vous vous limitez à des photos sur des sites où des prises de courant ne sont pas très loin 20-30 mètres avec une bonne rallonge, soit vous possédez un bon groupe électrogène qui est capable d’alimenter ce type d’éclairage, quelques kW tout de même. Ce n’est pas très agréable d’entendre le pot-pot du moteur à côté pendant une séance photo, mais ça peut le faire d’autant que l’on n’enregistre pas le son… sauf avec le 5D MkII.
Une autre solution pour ne pas avoir de fil à la patte consiste à choisir dès le départ du matériel studio qu’il est possible d’alimenter avec un générateur portable. On passe sur le prix qui fait exploser le budget, mais ces générateurs ne fonctionnent pas avec toutes les marques et sont souvent lourds à transporter puisqu’il s’agit bêtement de batteries de forte capacité (type voiture) qui s’y trouvent. Cela dit, c’est le seul moyen actuellement pour pouvoir utiliser un gros flash annulaire de studio en extérieur ou tout simplement lorsqu’on a besoin de puissance qui ne peut être délivrée par des flashs à « piles ».
Pour nous autres les prolétaires de l’image, il y a une autre solution qui consiste à se servir des flashs cobras que tout amateur « éclairé » possède normalement déjà et de leurs possibilités de commandes à distance. Il s’agit bêtement d’installer le cobra sur un support (trépied léger) et de l’habiller d’un diffuseur qui permettra d’obtenir une belle lumière, moins dure que le simple diffuseur intégré au flash et aussi obtenir une zone éclaire sur le sujet plus importante.
Différentes marques sont sur le marché, pour ma part, j’ai opté pour du Photoflex en provenance de mon fournisseur new-yorkais auquel je fais appel de temps à autre pour des trucs « spéciaux ». Le diffuseur Q39 (différentes tailles disponibles), deux supports pour éclairage de même fournisseur, un support avec rotule pour pouvoir orienter la chose et utiliser ultérieurement des parapluies au besoin, et enfin, un adaptateur qui permet l’installation du flash cobra (n’importe lequel pratiquement). Le tout m’est revenu à $360 avec les frais de port. J’ai pris ces accessoires à double pour disposer de deux sources de lumière. Seulement, mon deuxième flash soi-disant increvable (mots du revendeur genevois au sujet du flash Canon) est tombé en rade pour la deuxième fois avec la même panne qu’au début. Comme il n’est plus sous garantie, autant en acheter un neuf… passons.

Malgré cette seule source de lumière, et sans utiliser de réflecteur secondaire, on peut déjà réaliser quelques images. En bas, quelques exemples grâce au concours de Béa que je remercie au passage pour sa disponibilité et bonne humeur habituelle.
Bien entendu, la puissance du seul flash cobra ne peut rivaliser avec le matériel studio qui permet d’avoir plus d’enrobage lumineux, travailler plus facilement en lumière indirecte ou plus atténuée au parapluie, nid d’abeille, etc., travailler à 100 ISO pour une qualité d’image optimale (ici, il faut monter un poil, 400 ISO environ pour du 1/200 à f4).
Néanmoins, on peut déjà se faire une bonne main à moindre coût, à condition bien entendu d’avoir déjà les flashes sous la main. Autrement, l’achat de deux flashes cobra de puissance convenable pour être à l’aise sur des portraits en lumière du jour ou fin de journée/soir, plus les accessoires, porte vite la somme aux premiers prix des kits studios (Canon 580EX, Nikon SB-900, ou les gros Metz en vérifiant au préalable qu’ils peuvent être pilotés par le boîtier… navré pour les autres marques, je vous laisse faire vos recherches). Il s’agira de bien réfléchir à ce moment quelle solution sera plus à même de répondre aux besoins. Les deux pouvant être complémentaires si le budget le permet.
Un dernier détail important: le pilotage IR chez Canon peut être inopérant lorsque la lumière du soleil vient se mêler à votre séance. Il faut veiller à bien orienté le corps du flash de manière que le récepteur soit le plus possible en visée directe avec le contrôleur (ST-E2 ou 580EX, flash non orientable à oublier comme le 220EX). Ce problème se posera aussi avec les autres marques qui pilotent les flashes distants avec un pré-éclair depuis le flash intégré (Nikon, Olympus). À vérifier avant tout investissement. Il restera toujours la solution des systèmes de commandes radio, faut compter quelque deux centaines d’euros en plus pour un seul éclairage à contrôler.
Pour terminer et pour les plus bricoleurs, il est tout à fait envisageable de trouver ou réaliser un support (même en bois) et un diffuseur maison. Le guide de Cyrill Harnishmacher aux éditions VM, ISBN 9782212672886 pourra vous inspirer.
P.S.: Vous pouvez aussi voir sur le site de Benjamin Brolet un test terrain d’une solution comparable.
iPhone 2.2, pas qu'une impression
21/11/08
Depuis la mise à jour de l’OS du précieux ce matin, il s’avère que je trouve certaines applications plus en forme, comme la recherche de mots dans le dictionnaire d’Antidote ou même Safari qui donne des valeurs en test de bande passante plus élevées qu’auparavant. Le clavier avec lequel je tape se rapide article semble aussi bénéficier de ces améliorations. Bref, c’est un système (on pourrait même dire écosystème) en pertuel avancement. Reste bien du boulot (c->c), etc.
Ce soir à la TV
18/11/08
ARTE propose ce soir une émission sur le domaine du développement durable très intéressante montrant divers projets en Europe « Energies, le futur à contre-courant ». L’émission est disponible sur le site de la chaîne dès demain pour un visionnage dans les 7 jours.
Rediffusion le 27.11.2008 à 09:55.
PS: disponible uniquement depuis le territoire français.
DxOMark.com, les mesures de performances des capteurs
17/11/08
La société française connue pour son correcteur d’optiques et analyseur de performances optiques met en ligne un outil de comparaison des performances de différents boîtiers reflex sur le marché. Soit récents, soit un peu plus âgés. Une cinquantaine de boîtiers sont proposés.

L’idée étant de proposer des analyses relativement claires des capacités d’enregistrement des couleurs, du niveau de bruit, de la dynamique des différentes marques.
Le site en est encore au stade de bêta et l’on y décèle quelques erreurs (comme les 10 img/sec du Sony Alpha 900 par exemple), mais il est intéressant de noter le conservatisme des constructeurs lorsqu’on touche aux valeurs ISO. Ces données sont clairement définies au sein de la norme ISO 12232 et l’on constate que souvent on est bien en deçà de ce que l’appareil indique sur l’affichage. Rien de bien grave en soit, seulement on est en droit de se demander si les images ne sont pas faussement exposées ou que l’on a de vitesses d’obturation plus lente que cela devrait être.
C’est un outil qui va faire parler beaucoup de monde et on n’échappera pas aux guerres de clochers, toutefois, il constitue une source d’information froide et supplémentaire aux véritables tests que sont les images imprimées.
[via Mac4Ever]
In da phone
7/11/08
Voilà c’est fait, j’ai craqué pour un précieux aussi. Cela n’a pas été sans mal dans la mesure où mon opérateur ne voulait pas me proposer un prix d’achat convenable.
En effet, étant intéressé par le 16 Go, le prix d’achat de base est de 299 CHF avec un abonnement sur 24 mois et 250 Mo de données mensuelles, sauf que voilà, mon cher fournisseur, que je ne nommerai pas, car il ne mérite pas de la pub gratuite, me le proposait à 479 CHF. Et là, je me demandais si la personne au téléphone me faisait une blague. Que nenni ! Vu que je n’ai pas beaucoup de communications mensuelles (l’intérêt pour moi est surtout les datas et un appareil intégré autrement plus digne à l’utilisation que le Sony M600i que je trimballai jusqu’à présent), pas moyen de faire une offre d’achat comme un nouveau client ce qui est un comble.
Sur le coup, je me suis dit, bon puisque c’est ainsi, j’attends l’échéance du contrat actuel (ah oui, il venait juste de repartir pour un an puisque cela se fait de manière automatique…) et je vais allez voir ailleurs si l’herbe y est plus verte, cela leur apprendra, d’autant qu’il n’y a pas le feu au lac comme on dit par ici. Sauf que, cela me touchait dans ma fierté de client, car il faut ajouter que je laisse chez c’est opérateur plus de 1’400€ de services triple play par année (on ne connaît pas encore les forfaits ADSL/téléphone/TV en Suisse faut croire). Ah oui, le commercial que j’avais eu au téléphone m’avait dit que les autres services de la même entreprise n’étaient pas pris en compte pour les offres d’abonnements mobiles… alors que de l’autre côté ils proposent une offre combinée ADSL/Mobile… allez comprendre (j’espère que c’est clair ce que je dis).
Prenant un peu de temps un week-end, je prends ma plus belle plume pour écrire au service clientèle et leur faire gentiment remarquer que puisqu’ils n’ont aucune considération pour les clients existants et que leur dessein est de simplement rameuter des nouveaux, je me permettrai de résilier tous les services chez eux à leur prochaine échéance et que je prendrai ceux-ci chez un autre opérateur.
Étrangement, il n’a pas fallu longtemps pour qu’une personne du siège bernois me contacte et me propose l’achat du fameux précieux à un tarif raisonnable. Comme quoi on se fait bien enfumer si on ne dit rien avec les services télécoms (j’en sais quelque chose, j’y ai travaillé au niveau B2B).
Me voilà donc avec en poche un iPhone qui remplit bien son office d’agenda, iPod, navigateur internet, client mail nomade… ah oui, téléphone aussi.
Je ne vais pas vous relater pour la vingt millionième fois l’expérience utilisateur de la chose. Simplement cet objet me facilite un peu plus la vie… c’est son but après tout.
American dream revival
5/11/08
On a eu chaud ! Heureusement peut-on dire, le candidat préféré du reste du monde et finalement d’une majorité des électeurs américains est passé.
Au-delà du moment historique pour les USA qui semble enfin aller de l’avant avec leurs minorités « visibles » (il reste du boulot tout comme chez nous en Europe), B.O. est sans nul doute le meilleur candidat du moment pour un pays qui a grand besoin de se remettre en selle sur le plan national (la crise des subprimes et les millions de gens laissés pour compte n’ont pas aidé les républicains) et sur le plan international, combien même les deux conflits en Afghanistan et en Irak ne verront pas tellement la différence quelque en ait été le candidat élu de toute manière.
Un léger vent d’espoir semble donc souffler de nouveau qui devrait quelque peu apaiser les tensions économiques actuelles. Reste qu’il faut transformer cet essai en actions réelles ce qui sera le plus grand challenge du nouveau président.
De la relativité des choses
21/10/08
Je me demande parfois si nous ne sommes pas tous un peu cinglés, déconnectés des réalités du monde ou simplement trop nombrilistes. Vous n’avez sans doute pas manqué le torrent de messages, d’articles et autres commentaires au sujet du manque de connectique FireWire sur la nouvelle gamme des MacBook chez Apple. Je peux comprendre que cela puisse être un problème pour quelques personnes, seulement c’est loin d’être une majorité. Au-delà des contraintes techniques qui accompagnent toute technologie (ici le chipset intégré Nvidia choisi par Apple n’a pas de support FireWire intégré), il y a sans aucun doute des tests produits qui sont réalisés par une société qui laisse peu de place à l’improvisation, d’autant plus sur un produit aussi stratégique que la gamme MacBook (c’est grâce à cela qu’Apple a grignoté des points importants aux US en terme de parts de marché sur les portables).
Alors, l’abandon d’une connectique très orientée vers le marché pro et amateur averti n’est pas en soit un tel drame que l’énergie déployée pour nous convaincre du contraire pourrait le faire croire à mon sens. Si l’on prend juste l’exemple des disques externes, les rares qui ont une entrée FireWire sont souvent rares à trouver et le plus souvent le prix pour les avoir est bien supérieur aux simples versions USB. Entendons-nous bien, le FireWire pour les transferts de données est bien meilleur que l’USB2 de ce que j’ai toujours constaté, toutefois l’absence de ce connecteur sur un portable à vocation grand public et éducation n’est pas une tragédie et je pense que tout ce brassage d’air est bien vain et serait mieux employé à d’autres desseins. De plus, personne n’est obligé de changer de portable tous les 6 mois et il y a toujours la possibilité d’acquérir un MacBook blanc directement chez Apple puisqu’il reste au catalogue.
Petite réflexion sur la distribution de contenus életroniques.
3/10/08
Monsieur Courte, que je salue au passage
, relate souvent ses cogitations dans Urbanbike à propos d’un « GrosPod », sorte d’hybride entre l’iPhone et un Macbook. Une réponse au Kindle d’Amazon en résumé, mais en plus mieux bien comme on dit.
Le petit article sur Macgeneration du multitouch que les concurrents d’Apple sur le segment des ordinateurs portables n’estiment pas pertinent pour l’heure, alors qu’à mon sens (et celui des commentaires de l’article) il y a un marché très intéressant à prendre en offrant les services adéquats autour d’un lecteur électronique ayant le multitouch comme seule interface d’interaction pour l’utilisateur.
Qu’on s’entende, je pense comme beaucoup qu’un livre imprimé est le moyen le plus ergonomique qui soit pour ce qui est de la lecture même, néanmoins, il y a actuellement tout un pan de l’information qui peut être distribuée autrement de part sa nature éphémère :
- La presse quotidienne
- Tous les magazines (hebdos, mensuels, trimestriels, annuels, etc.)
- Les bouquins techniques et scientifiques
- Les notices PDF des différents logiciels/appareils/etc. qui pullulent sur CD-Rom
- Peut-être même les livres éducatifs dans les écoles
- Et j’en oublie sans doute
Toutes ces informations ont le plus souvent une durée de vie limitée et ont un coup d’achat non négligeable : le moindre magazine de qualité coûtent 5 €, le moindre bouquin technique dans les 30-40 €, sans parler du prix des livres au sein d’une famille ou pour un étudiant universitaire. De plus, on les lit rarement complètement et d’une seule traite. La plupart du temps, on passe d’un chapitre à l’autre, d’un article à l’autre, etc. Une possibilité de recherche de mot clef, d’une phrase, ou autre serait très pratique sans devoir se farcir des index ou tables de matières pas toujours exhaustifs.
Actuellement, il y a des offres comme celle de Relay en France pour la distribution de magazines en ligne. Malheureusement, la lecture sur un portable ou un écran même de grande taille n’est pas très agréable. Il s’agit de la nature même des écrans LCD et de la définition (nombre de pixels par centimètre) qui pose problème. D’où le marché pour e-ink qui au-delà du fait que cette technologie offre une consommation moindre que n’importe quel LCD, est aussi plus agréable pour la lecture de textes, s’approchant plus du vrai papier. Toutefois, il y a encore du travail pour avoir des affichages couleur de qualité qui ouvriront alors la voie à la distribution des éléments précités.
Pour ce qui est de la distribution et au même titre que la musique ou les livres audio, une boutique aussi facilement accessible qu’iTunes représente la plate-forme de choix.
Le lecteur en lui-même serait alors une espèce de tablette électronique servant de lecteur, « baladeur » multimédia et borne d’accès internet. D’autres fonctions peuvent être envisagées, mais il ne faudrait pas vouloir trop en faire à mon sens au risque de perdre l’utilisateur.
Une fois ces deux pierres angulaires sur place, les éditeurs pourront alors commencer la distribution de contenu et on peut tout imaginer : article de magazine avec vidéo, son associés, interview dans la presse in extenso (ça évitera les erreurs de transcription) avec le commentaire écrit du journaliste comme actuellement dans la version imprimée, livre technique avec schémas explicatifs interactifs, captures vidéos au lieu des captures d’écran lorsqu’il s’agit de faire une manipulation sur un logiciel par exemple, etc.
Les limites à ce niveau là sont purement celles de l’imagination. Cela veut dire aussi révolutionner (ce n’est pas trop fort comme mot à mon sens) toute la partie de l’édition et on voit ici l’intérêt pour un photojournaliste d’avoir des fonctions vidéo dans un reflex, car l’information avec son et image au-delà des sites web des journaux et magazines sera nécessaire par ce type de distribution.
Cela veut dire aussi une grande claque disons pour les imprimeurs, les distributeurs (kiosques, librairies, grand-magasins), car la perte de revenu dans un marché déjà difficile serait sans doute fatale à beaucoup.
Il ne faut pas oublier les implications environnementales que cela soulève si ce marché se développe considérablement. D’un côté, moins de papier et d’encres nécessaires (l’eau, l’électricité pour les produire et tout le transport que cela implique pour les acheminés vers l’imprimerie) et de l’autre la production des lecteurs, de leurs batteries et l’énergie nécessaire à tout cela. La question est alors de savoir si le bilan écologique complet (énorme travail en perspective) serait en faveur de l’un ou de l’autre. Je penche plutôt pour le deuxième.
Certes, je suis en train de tirer des plans sur la comète, seulement on y viendra dans la décennie. Le plus grand obstacle reste le lecteur dans la mesure où la technologie n’est pas convaincante pour l’heure, autrement tout est en place pour le faire.













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