Fish your eye – act 1

Postulat

Je vous rassure, je ne vais pas vous parler de pêche à la mouche. Simplement d’une acquisition que je viens de faire.

Boîte à PelengJ’ai toujours aimé les prises de vue avec les objectifs dits « oeil de poisson » ou plus communément et en english dans le texte « fish-eye « . Ces déformations géométriques m’ont toujours attiré l’oeil et surtout le dynamisme que ce type de prise de vue apporte à une image. Bien sûr, tous les sujets ne conviennent pas à ce traitement. Ainsi, cela fait un moment que je voulais en acquérir un. Avec l’avènement de la photo numérique et le facteur de recadrage des focales de 1.5 ou 1.6x des capteurs APS-C les plus courants, ce type d’objectif a un peu perdu de son intérêt. Cela est particulièrement vrai chez Canon où le seul objectif disponible en monture EF est le 15mm/f2.8. Il existait à l’époque de la monture FD, un fish-eye 7.5mm/f5.6, mais dès l’introduction de la monture EF et du système EOS en 1987, seul le 15mm est au catalogue. Celui-ci, monté sur un reflex comme le 300D/350D/400D/D30/D60/10D/20D/30D revient à utiliser un « simple » 24mm. On perd donc beaucoup de l’effet de déformation. Certains y trouvent un avantage, car, malgré une légère déformation restante, le 15mm fish-eye coûte tout de même 3 fois moins chère que le grand angle 14mm/f2.8. Néanmoins, il y a une option différente pour les possesseurs de 300D/350D/400D/20D/30D avec la possibilité d’utiliser les objectifs EF-S où il existe un très grand angle 10-22mm/f3.5-4.5. Bref, pour ce type de capteur le fish-eye n’est pas intéressant avec l’offre Canon. Ceux qui ont la chance d’avoir des EOS numériques avec capteur 35mm (5D et 1Ds) peuvent donc en profiter davantage. La mitrailleuse de la gamme, EOS 1D, se trouve entre les deux, puisque son capteur possède un facteur de recadrage de 1.3x.

Il a donc fallu me tourner vers des solutions tierces puisque je n’ai qu’un « pauvre » 30D qui se trouve bien mal positionné sur la gamme avec l’arrivée du 400D, mais passons ce détail plus marketing qu’autre chose. Naturellement, j’ai regardé chez Sigma. Tout comme Canon, un 15mm/f2.8 fait partie de leur gamme, ainsi qu’un 8mm/f4. Voilà qui devient intéressant avec mon capteur de taille APS-C. Ce huit millimètres est un objectif qui a un champ de vision de 180° lorsqu’il est utilisé avec du 24×36. Cela fait que les images ont un cercle noir sur les bords. L’image est donc circulaire. Bien entendu, sur un capteur de plus petite taille, ce cercle noir diminue, mais on conserve cette particularité qui fait le fish-eye sans trop l’atténuer. Le prix de cet objectif m’a vite calmé. Autour des 600€ pour les meilleurs prix. Certes, vu la spécificité de la chose, on s’attend à trouer son portefeuille, cependant l’usage d’un tel caillou reste limité à une utilisation occasionnelle, et il est alors difficile de rentabiliser un tel investissement.

NB: Nikon et Olympus ont pensé à mettre dans leur gamme un fish-eye étudié pour les capteurs de petite taille (APS-C et 4/3). Nikon propose le Nikkor 10.5mm/f2.8 DX et Olympus le Zuiko 8mm/f3.5.

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Recherche compact numérique

Au départ

Martian drink ?Il n’y a pas que les appareils reflex dans la vie et cela fait maintenant quelque temps (on pourrait presque compter en années) que je pense à acheter un compact numérique pour « tous les jours ». Quelque chose de convenable pour mettre dans une poche de veste et se promener la journée, y compris les jours de dur labeur, à moto, etc. En fait, mon premier appareil numérique était, et est, un Ixus 300. Un joli compact, acquis en 2001, avec un boîtier en acier relativement costaud qui après bien de maltraitances est toujours fonctionnel, mais que je n’utilise plus vraiment. C’est cela les gadgets électroniques, ils finissent au fond d’un tiroir sans raison. Ses deux mégapixels, ses automatismes non débrayables, sa latence au déclenchement, sa balance des blancs parfois fantaisiste, font que je souhaite lui trouver un successeur plus en rapport avec mes habitudes du reflex.

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Et par ailleurs…

je vous donne un M !

Le petit secret autour du Leica M8 (numérique donc) vient d’être rompu. Jean-François Vibert publie sur son blog une prise en main de la chose.

Ferme

Leica est une marque de légende et nombre de photographes réputés se sont usés les doigts sur ses boîtiers M. Attendu par beaucoup de clients, ce boîtier numérique compact à objectifs interchangeables risque de faire tousser quelques clients, qui, je l’espère pour eux, se demanderont comment on peut en demander 5’000€ (4’200 en fait selon Chasseur d’Images).

Un prix qui donne accès à de magnifiques configurations photographiques chez les marques japonaises dominant le marché de la photo. Je doute qu’avec cette stratégie exclusive, Leica conquiert de nouveaux clients, d’autant qu’il faut alors s’équiper avec des Summicron qui sont loin d’être donnés. Il paraît que quand on aime, on ne compte pas… mais là…

Bref, j’ai du mal à comprendre et Jean-Christophe résume assez bien la situation :

Voilà, Leica annonce son M8 et JF nous montre quelques très belles images du produit, un véritable bijou avec un capteur signé Kodak. Pour ma part, c’est un peu de nostalgie car j’aimais bien le capteur du DCS SLR. Bon, à près de 5000 euros pour un 8 mégas-pixels, la question qui se pose est la clientèle… Certes, le DNG en lieu et place de RAW est une option intéressante. Certes, tous les possesseurs d’optiques Leica sont ravis malgré un rapport faible de 1,3… Mais au delà, les conditions économiques n’étant (franchement) pas fameuses, des produits bien moins chers — et déjà largement éprouvés — disponibles sur le marché, n’est-il pas trop tard…? C’est une question, absolument pas une affirmation.[...]

J-C, il y a une coquille dans ton texte, il s’agit d’un capteur 10 Mpixels. Cela fait le pixel à 0.05 centime d’Euro. C’est plus simple pour le calcul :)

Autrement, c’est moins de 0.01 pour un 400D ou D80 ou Alpha 100. Oui, je sais. Je risque d’en froisser plus d’un avec cette remarque…
« Mais, tu ne peux pas comprendre ! »

A propos des nouveautés Apple

Nouveaux iPod Nano

Nous avons donc droit au lancement du magasin électronique de films en téléchargement. La résolution est légèrement inférieure à celle d’un DVD. Là où le bas blesse, c’est bien le prix. À USD15, cela revient au même prix qu’un DVD standard sur le marché, d’autant que la sortie sur le iTunes Store sera faite le même jour que le DVD.

Alors, quel intérêt ?

De plus, le son est uniquement en Dolby Surround (4 voix, contrairement au 5.1 du Dolby Digital et du DTS, voir 7.1 pour certains titres). Il faudra attendre début 2007 pour avoir accès à ce catalogue en Europe. Bref, et comme je m’y attendais quelque peu, cela ne fera pas changer mes habitudes, d’autant qu’il faudra voir les contraintes dues aux protections anticopie.

Une nouvelle version d’iTunes fait son apparition pour la compatibilité avec le téléchargement des films avec quelques améliorations bienvenues comme les onglets.

Sinon, les iPods sont mis à jour avec de nouveaux « Nano » en coque aluminium (plus résistants), sans être révolutionnaires comme attendu par beaucoup, ils apportent enfin une autonomie correcte par rapport à la concurrence (24 heures selon les indications) et semblent très fins, comme les actuels.

Nouveau iPod Shuffle

Le modèle shuflle devient vraiment minuscule. On va le perdre celui-là :)

Chose étonnante et est-ce le début d’une nouvelle stratégie commerciale : Apple communique plusieurs mois à l’avance sur la sortie d’une boîte à dragées sans-fil pour la transmission des films sur la télévision depuis le Mac. Une sorte de Media Center qui a besoin tout de même de l’ordinateur pour en tirer parti, malgré ses capacités de récupération des bandes-annonces et du catalogue en ligne. Prévue pour début 2007 au prix de USD 299 et sans doute le même chiffre en euros. Si on arrive à « streamer » un DVD en 5.1 depuis le Mac sans problème avec la liaison sans-fil, ce supposé iTV sera une bonne option à envisagé d’autant qu’il évitera nombre de câbles entre la visionneuse (écran, vidéo projecteur) et le lecteur de contenus.

Finalement, pas de quoi fouetter un chat dans toutes ces annonces, des évolutions attendues.

J’espère qu’à la Photokina à la fin du mois, nous aurons un peu plus à nous mettre sous la dent pour nous autres, photographes.

Quelques captures du nouvel iTunes 7

Au premier lancement
iTunes 7

Nouvelles présentation des albums
iTunes 7

Les couvertures téléchargeables sur le store sont présentées (rachat de CoverFlow)
Itunes2

Quelle agitation !

Will be back soonPeu de marques commerciales peuvent se targuent d’une aura aussi importante que la société hi-tech Apple. Un buzz énorme a lieu en ce moment sur la toile à propos de la conférence de presse de son P.D.G., Steven Jobs, en direct de San Francisco à 19 heures CET. Les uns parlent du lancement d’un catalogue en ligne de films, les autres annoncent l’arrivée de nouveaux iPods pour accompagner l’arrivée de ces films.

Toujours est-il que le catalogue musical iTMS est arrêté depuis cet après-midi et que le magasin en ligne du matériel est indisponible pour les pays Européens.
Les médias maîtresDans une heure et demie, on en saura plus, mais il y a bien des chances que des flux conséquents de trafic internet et transactions bancaires aient lieu dès 20 heures.

À lire pour relativiser tout cela  :
ISBN 2.02.038184.2

PhotoStudio Darkroom = Lightroom ?

Bizarre comme parfois les applications se ressemblent. Un petit nouveau dans le milieu encombré des logiciels de traitement d’images brutes a fait son apparition ces derniers jours. Il est proposé par l’éditeur Arcsoft et se nomme PhotoStudio Darkroom.

Soit disant disponible en version Windows et Mac OS X, cette dernière est encore introuvable, telle l’arlésienne. Peut-être utilisent-ils un vieux iBook palourde pour compiler le programme, allez savoir. Toujours est-il que j’ai téléchargé la version de démonstration Windows pour tester au bureau.

J’ai noté un air de famille très prononcé avec la version bêta d’Adobe Lightroom. Même look au niveau de l’interface, même type de contrôles des paramètres pour les retouches. Ces paramètres de réglage sont moins importants que dans Lightroom, mais rien que l’outil courbe semble avoir été copier-coller depuis l’application d’Adobe.

Les retouches sont non-destructives au même titre que les autres applications et nous avons accès à une fenêtre de comparaison avant-après.

Sinon, ce logiciel se borne à faire cela. Pas de catalogueur intégré, pas de sortie web, ni d’options d’impression.

Bref, rien de bien transcendant et dommage qu’Arcsoft se soit contenté de faire une pâle copie de l’existant.

Bref, passer votre chemin.

Iridient Raw Developer

Dans la série des applications de développement de fichiers bruts photo, il y en a une sous plateforme Mac dont on parle assez peu, mais qui pourtant possède des qualités de conversion de même niveau que les meilleures. Je ne vais pas vous faire un tout d’horizon de l’application Iridient Raw Developer (pas envie en fait :) , elle est disponible au téléchargement sur le site du développeur en version démo complètement fonctionnelle en dehors d’un « watermark » enregistré au milieu des fichiers de sortie. Ainsi, vous pourrez vous faire votre propre opinion.

Vous pourrez en savoir plus en lisant en langue de Shakespeare cet article en trois pages : un deux trois. Ainsi qu’une présentation rapide ici.

Sachez simplement que la qualité de sortie des fichiers avec un Canon 30D me semble aussi bonne que l’application de Canon, Digital Photo Professional, en dehors d’un contraste de l’image un peu plus tassé avec les paramètres par défaut. La vitesse de traitement est bien meilleure que DPP, même avec des fichiers en 16bits/couche. Les options de traitement en noir et blanc sont plutôt complètes, même si bien sûr, on n’a pas accès à la souplesse du mélangeur de couche et teintes/saturation de Photoshop. Ce n’est pas le but et on crée de beaux fichiers noir et blanc à mon goût.

Version RDHistogramme version RD
Version DPPHistogramme version DPP

La gestion des profils couleur est très poussée, voire un peu trop pléthorique pour moi, mais certains s’y retrouveront. Le traitement par lot est assez bien fait. Il est possible d’appliquer à une série d’images les mêmes paramètres de réglage. À moins que cela soit un bogue de fonctionnement, lors de l’application des mêmes réglages à une autre image, il ne m’a pas été possible de copier les paramètres noir et blanc réglés sur l’image de départ.

Comme l’application est encore assez jeune (sortie en 2005 sur le marché), il lui manque quelques petits trucs, comme une fonction de comparaison avant-après, et quelques autres menus détails.

En attendant la sortie prochaine des nouvelles versions des ténors du marché, comme DxO, Aperture, Lightroom, Capture One, Raw Developer peut répondre aux besoins de quelques photographes. En attendant la sortie réelle (merci les annonces marketing) de la version MAC du pendant chez Arcsoft, Photostudio Darkroom, qui devrait avoir un mode de fonctionnement entre LightZone et Raw Developer.

Longues poses avec EOS

SystemeosSi comme moi, vous êtes pauvres en accessoires pour votre reflex EOS Canon et que vous trouvez aussi que le prix d’une simple télécommande filaire, composée d’un bouton tout bête, d’un morceau de câble avec un minijack, le tout enrobé de plastique ABS, ne vaut pas les 50€ demandés, il y a une petite astuce pour s’en passer dans les situations les plus courantes et lorsqu’on a besoin de faire de longues poses.

Le souci dans ces situations concerne le flou de bougé qui peut donner naissance à des effets pour le moins « modern art ». L’utilisation d’un trépied est donc indispensable. Toutefois, et malgré la qualité du trépied et celle de votre dextérité, des vibrations apparaissent lorsque vous pressez le déclencheur qui rendent les images un peu molles, voire floues.

Alors, la télécommande filaire/infrarouge/radio est conseillée. Lcd2 En plus de celle-ci, il est vivement recommandé d’utiliser la fonction permettant de verrouiller le miroir de visée avant déclenchement. Ainsi, ce fameux miroir ne génère pas à son tour des microvibrations dues à sa montée avant l’ouverture de l’obturateur. Problème d’autant plus important que la mécanique est imposante (capteurs APS-C par rapport à leur pendant plein format 35 mm par exemple).

Pour se passer donc de la télécommande filaire sur les systèmes EOS (probablement avec les autres aussi, c’est à vérifier), il suffit d’utiliser cette fonction de verrouillage du miroir avec le retardateur du boîtier.Lcd-1 Par défaut, ce retardateur démarre une minuterie qui prend le cliché au bout de 10 secondes, mais une fois les deux options activées, ce chronomètre passe à 2 secondes. Ce qui fait la séquence suivante :

  1. le miroir se lève
  2. attente de 2 secondes
  3. l’obturateur s’ouvre pendant le temps défini par le capteur de mesure ou selon réglage manuel
  4. le tout revient à l’état initial

Cette durée est suffisante pour que le miroir se stabilise en même temps que le trépied le cas échéant. La série de photos ci-dessous a été réalisée avec cette méthode. De plus, elles sont composées de plusieurs images source mélangées par des calques dans Photoshop. Ceci demande une stabilité lors de la prise de vue importante pour que l’on retrouve les éléments voulus nets et sans débordements.

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iMac le tout en 1

Apple Computer vient de mettre à jour sa ligne d’ordinateurs intégrée, de la famille iMac. Ils disposent maitenant de la dernière génération de puces Intel, Core 2 Duo et autres bricoles standard. La chose intéressante concerne surtout l’arrivée de la version 24 pouces (60 centimètres, 1920×1200 pixels) qui donne accès à une surface de travail très pratique pour les applications multimédia. Aussi, cela permet de faire de la bureautique avec sérénité en ayant deux pages A4 côte à côte et parfaitement lisibles.

Imac Anim

Aussi, la version 17 pouces de l’iMac est maintenant proposé à moins de 1’000€, mais imputé de certaines choses. Comme la carte graphique qui est dans ce modèle intégrée à la carte mère et partage la mémoire vive centrale pour l’affichage. Le Wi-Fi et le Bluetooth ne sont pas de la partie. Typiquement le genre de machine pour les écoles et les petites structures qui n’ont pas besoin de ses options. Feu eMac se voit ici remplacé pour de bon.

L’arrivée de cette taille d’écran sur le iMac annonce probablement le renouvellement de la gamme Cinema Display. Je table pour un prochain moniteur 24 pouces, remplaçant le 23 actuel, et peut-être l’arrivée d’un 32 pouces en haut de la gamme. Les résolutions d’affichage devraient rester inchangées.

Sinon, je viens de voir de mes yeux vu, les nouveaux Mac Pro. De prime abord, l’esthétique est la même (en dehors des deux emplacements optiques à l’avant), mais surtout le bruit de fonctionnement n’a rien à voir avec les versions PowerMac G5.

Mon G5 est presque jaloux :)

Video on Demand

Alors que les rumeurs vont bon train sur la toile à propos d’une prochaine satellisation d’un magasin virtuel de longs métrages proposé par la dynamique société de Cupertino-Californie, la bien nommé Pomme croquée, j’ai quelques interrogations qui me trottent dans le ciboulot.

 Mg 2182B

Ce marché n’est pas nouveau en soi. Les câblo-opérateurs de tout poil et autres bouquets satellites proposent de la vidéo à la demande depuis quelques années. Ce marché semble plus développé en Asie (Japon, Corée du Sud) et aux USA qu’en Europe pour des questions d’infrastructures techniques et dynamisme de la demande. Dans la mesure où ces technologies de transmission sont unidirectionnelles (broadcast), il n’est pas possible d’avoir une souplesse totale pour le client final. De ce fait, les catalogues sont plutôt limités, car les films proposés doivent être diffusés en boucle et/ou multiplexés sur plusieurs canaux. Le fait de payer sa séance fait simplement recevoir une clé de déchiffrement sur le terminal pour le visionnage du film choisi.

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