Rentrée universitaire et armée suisse
18/09/07
Un article ce matin dans un gratuit du coin, qu’il m’arrive de parcourir dans le bus, rapportait les soucis que certains étudiants romands ont rencontré cette année due à une rentrée universitaire avancée. Auparavant, celle-ci se faisait pour la plupart des facultés et hautes écoles de Suisse à la mi-octobre. Dès cette année et pour que tout le monde soit au diapason avec les accords de Bologne, tout le petit monde universitaire commence pour ainsi dire un mois plus tôt.
Pour certains cela pose des soucis financiers, car forcément, lorsqu’on prend un job d’été, le manque à gagner est non négligeable pour les moins fortunés. Pour d’autres, il y a les examens de rattrapage qui ont lieu durant l’été. Vu le délai raccourci, cela ne va pas sans poser de problème de préparation.
S’il n’y avait que cela, on pourrait s’en sortir. Mais c’est sans compter sur cette armée suisse que ce pays chérit tant, surtout du côté suisse alémanique. Les propos du représentant de l’armée sont juste navrants :
L’armée. Sur les 20 000 recrues annuelles, 28% sont étudiants. Pour eux, accomplir l’école de recrues entraîne une absence aux cours de 6 à 7 semaines. «C’est-à-dire la moitié du semestre, déplore Pascal Kindler, chargé du lien entre la Faculté des sciences à Genève et l’armée. Avant, l’étudiant ne manquait que 3 semaines, c’était rattrapable, maintenant, c’est impossible.» L’armée suisse suggère de prendre une année sabbatique pour faire les 4 mois d’école de recrues, puis «au gré de l’étudiant, suivre un stage, gagner de l’argent ou partir en vacances le reste de l’année»! Malgré des négociations entre les unis et l’armée, aucune solution satisfaisante n’a été trouvée. ©lematin bleu
Il est plus que temps que ce pays se mette aussi à la page du reste de l’Europe en matière de service militaire. Pour rappel, les jeunes mâles doivent faire 4 mois d’armée appelée « école de recrue » et chaque année 2 semaines de service doivent être faites pour arriver au bout du compte à 300 jours de service effectif. Ce qui fait que certains en ont eu jusqu’à près de la quarantaine. Ces dernières années avec l’initiative « armée XXI » ce nombre de jours a été réduit à 262.
Ce système est totalement obsolète et inadapté au monde moderne. La plupart des pays en Europe ont fait leur réforme en mettant en place une armée professionnelle qui répond aux attentes et nécessités actuelles dans ce domaine. Le système helvétique coûte des fortunes chaque année aux entreprises qui ont à leur charge l’absence des collaborateurs assujettis au service militaire.
Bref, cette attitude psychorigide m’a agacé ce matin en lisant cette simple phrase.
La génèse de Lightroom
14/09/07
Voici un article publié par Photoshopnews à propos du lancement chez Adobe de Lightroom dont les premières esquisses remontent à … 2002.
Une chose intéressante à voire est Shuffle. Une sorte de table lumineuse virtuelle. Cela ne fait pas partie de Lightroom actuellement, mais d’Aperture. L’application d’Apple a donné le feu vert en interne chez Adobe pour aller de l’avant avec Lightroom qui était avant l’annonce de Cupertino un simple projet parmi tant d’autres, auquel la direction de l’entreprise ne semblait pas accorder beaucoup d’importance.
Comme quoi, parfois la concurrence a du bon.
Au même titre que son pendant chez Adobe, les phases de conception et recherche ont dû commencer au moins 1 à 2 ans avant la sortie de la première version en 2006. Vu la complexité de tels outils, c’est le minimum.
On voit ici à quel point il est important d’avoir une vision à long terme et une bonne stratégie dans ce business concurrentiel.
A ce sujet, on se demande bien ce qu’Apple nous mijote pour la suite d’Aperture. Une version 2.0 dont on murmure l’éxistance depuis au moins le début de l’année 2007, mais qui est pour l’heure une belle Arlèsienne.
[via MacGé]
Des nouvelles du Canon M80
11/09/07
On peut dire que Canon prend son temps avec ses annonces faites un an à l’avance. Nous y avons déjà eu droit avec l’imprimante A3+ à encres pigmentaires.
Le site Les-Numériques a eu l’occasion de mettre à la main sur un prototype du déchargeur de cartes Canon. Il y a une vidéo le montrant en action.
En résumé, c’est bien, mais peut mieux faire. Le zoom sur les images souffre d’une léthargie certaine, le chargement des images depuis une carte est un peu lent (cela dépend aussi de la carte utilisée bien évidemment).
L’intérêt d’un tel objet est de pouvoir vider ses cartes sur le terrain et surtout à mon sens de visionner les prises de vue de manière plus agréable que sur le réflex grâce à un écran plus conséquent. Cela peut aussi éviter de prendre un ordinateur portable et de faire un premier tri sur le terrain.
Cependant je garde mes réserves sur l’appareil à l’heure où les mémoires flash de haute capacité deviennent abordables et le fait qu’un système à disque dur reste un peu plus fragile d’un point de vue mécanique.
Canon EF 50mm/ƒ1.4
8/09/07
Dans la vaste gamme optique Canon, il y a les zooms et les optiques fixes (ça c’est du scoop
. Un des cailloux fixe les plus prisés est le 50 mm qui existe en diverses saveurs. Du ƒ1.8 au ƒ1.2 en passant par le ƒ1.4 que je viens d’acquérir. À une époque il existait au catalogue une optique avec l’ouverture ƒ1.0 ce qui permettait de ne pas avoir la moindre perte de luminosité à cette ouverture. Cela dit à ƒ1.4 la légère perte que l’on peut constater sur le viseur est très légère ce qui permet d’avoir un confort de vision appréciable, spécialement par faible luminosité.
Les 50mm sont des optiques de référence dans le système 24×36 car elles sont supposées donner une reproduction de la taille des sujets équivalent à l’oeil humain. Cette théorie est difficilement applicable à la lettre dans la mesure où notre oeil est un organe extrêmement complexe qui s’adapte à notre environnement de manière souple. De plus, notre angle de vision est de 180° alors qu’une optique (hors Fisheye) est bien plus réduite. Cela est d’autant plus vrai en l’utilisant sur un capteur numérique de taille APS-C. Dans ce cas, l’angle de vision est multiplié par 1.5 ou 1.6 selon les marques.
Dans ce cas, bien que l’on perde donc en angle de vision qui devient donc l’équivalent d’un 75mm sur un 24×36 le taux de reproduction reste le même.
Pour en revenir à cet EF, il n’est pas dans la gamme L ce qui lui permet d’avoir un prix de vente abordable environ quatre fois inférieur à son camarade à ƒ1.2 qui lui est donc construit avec les spécificités de la gamme pro (étanchéité et solidité de la carcasse). Malgré cela l’objectif ne fait pas trop plastique et le jeu de la bague de mise au point est faible, mais présent. Une motorisation USM vient compléter la chose pour la mise au point. À noter que la construction est faite de sorte que cette mise au point n’est pas interne et cela implique que la lentille avant avance de quelques millimètres.
L’emploi d’une optique fixe vous demande d’être un peu plus "mobile" pendant les prises de vue. Ci-dessous quelques images faites avec l’objectif et leurs compléments traités par DxO pour en tirer le maximum.
Nouveau reflex Sony α700
6/09/07
dPreview vient de lever le voile sur le reflex Sony α700 venant seconder le α100. Je vous laisse y regarder les caractéristiques. Sony voulant forcément une part du gâteau a charpenté son reflex pour tenir la comparaison face au Nikon D300 et autre EOS 40D.
Il y a une petite vidéo de 8 minutes chez CameraLabs de présentation de l’objet.
Quelques mots
30/08/07
En passant tout à l’heure au centre ville de Genève, je suis entré à la FNAC pour chercher quelque chose et tuer un peu de temps avant mes cours du soir. Il se trouvait qu’aujourd’hui était l’inauguration de l’Apple Shop au sous-sol du magasin. Coupe de champagne et petits fours étaient de la partie pour les passants. Au-delà de cette petite anecdote, il est surtout intéressant de noter l’intérêt des gens pour les machines à la pomme, plus particulièrement le nouvel iMac sur le chaland. Les démos tournant en boucle de la suite iLife sur grand écran font aussi leur effet.
Par contre, carton rouge à la FNAC pour laisser des boîtes de la suite iWork ’06 sur le stand en lieu et place de la version ’08. Carton aussi à Apple pour ne pas permettre un rabais aux personnes achetant un numéro de licence en ligne et qui ne veulent pas s’encombrer de la livraison de la boîte. Un 10 à 20% me semblerait judicieux.
En passant, et si vous avez loupé l’information, PhaseOne sort une bêta de leur solution de développement des fichiers RAW, CaptureOne. On notera un changement radical de la présentation de l’interface avec l’adoption des standards du moment (fonds gris) lui donnant une allure que je trouve plus sérieuse (Aperture et Lightroom sont passés par là). J’ai pu essayer les versions précédentes et je dois avouer que la prise en main n’a jamais été évidente pour moi. Je testerai cette nouvelle mouture à l’occasion pour vérifier si je m’y fais davantage. En attendant, J-C en parle sur Urbanbike.
Un petit tour sur l’incontournable dPreview pour voir le nouveau Panasonic DMC-L10 qui va rendre la vie difficile à l’Olympus E-510 qui a pour lui d’être un peu plus compact. On retrouve ici l’intérêt du système 4/3, à savoir l’interopérabilité des optiques. Donc, on peut très bien acheter de bels optiques Olympus et les utiliser sur le Panasonic ou autre Laica Digilux 3.
P.S: pour une raison que j’ignore, impossible d’avoir la fenêtre de login pour télécharger la bêta de Capture One lorsque j’utilise mon OS X, quitte à utiliser différents navigateurs, je me retrouve avec une fenêtre blanche. J’ai dû passé par Parallels Desktop et Windows pour télécharger l’archive .dmg… ça commence bien
Collections de reflex de la rentrée
24/08/07
Je pourrais dire que j’arrive après le déluge, mais comme j’étais hors toute connexion internet pendant ces 2 dernières semaines, j’ai raté les annonces de début de semaine dans le monde du reflex, entre autres.
Le moindre que l’on puisse dire c’est que la rentrée va être couteuse à certains d’entre nous suite aux annonces de Canon et Nikon.
Commençons par Nikon. Les petits cachotiers ont bien tenté de nous faire croire qu’ils ne viendraient pas aux capteurs 24×36, seulement la rude concurrence et le succès commercial du 5D n’y sont sans doute pas étrangers dans ce nouvel arrivé qu’est le Nikon D3. Le bestiau embarque une électronique de très haut vol donnant presque envie d’investir dans quelques Nikkor. À retenir :
- Capteur FX, premier capteur format 35mm de Nikon embarquant 12.1 Mpixels effectifs;
- Enregistrement des RAW sous 14bits (cela devrait donner des dégradés 4 fois plus subtils que sur un RAW 12 bits délivré par les capteurs précédents, on verra si on note une grande différence dans les impressions et si les logiciels de traitement RAW habituels sont capables d’en tirer profit… toutefois, le taux d’échantillonnage n’est pas à confondre avec la dynamique du capteur qui correspond à la valeur de luminosité minimale et maximale que celui-ci peut enregistrer en même temps avant saturation des photosites);
- Sensibilité utilisable de 200 à 6400 ISO avec possibilité de réduire de 1 IL ou d’augmenter jusqu’à 2 IL cette plage (en gros de 100 ISO à 25600… non, non, il n’y pas de faute de frappe, il faudra simplement se rendre compte une fois le boîtier testé si cette fonction est réellement utilisable à ces sensibilités ce qui constitue un pas énorme le cas échéant, à moins bien sûr qu’il ne s’agisse d’une pirouette mathématique pour nous faire croire le contraire);
- Nouveau capteur AF Multi-Cam 3500FX avec 51 points de contrôle parmi lesquels 15 capteurs en croix (j’imagine que les autres sont simples, mais lorsqu’on connaît la qualité des AF du D200 et D2X, ce n’est que du bon);
- Mode LiveView (il semblerait que l’AF fonctionne contrairement à la même fonction chez Canon);
- Sortie HDMI pour raccorder sur un quelconque appareil HDTV (moniteur, téléviseur, magnétoscope, vidéoprojecteurs, etc., à voir l’utilité de la chose, car je doute que les utilisateurs d’un tel outil à images se servent de celui-ci comme visionneuse, mais en cas de besoin, la possibilité est là et c’est déjà un bon point);
- Ecran LCD haute résolution de 920’000 pixels (il s’agit d’un point de vue commercial et non technique, le service marketing chez Nikon, et les autres, ayant des calculettes multipliant par 3 sans doute… en fait, la résolution effective de l’écran est du VGA, 640x480pixels, correspondant à 307’200 pixels RVB et donc quelques 920’000 subpixels, cela dit, il s’agit d’une superbe et agréable résolution pour un tel écran qui devrait permettre de voir les images avec plus de finesse et de disposer de plus de pixels pour d’autres informations. Ce LCD possède en réalité 2 fois la résolution des écrans 3 » utilisés par Canon (320x240pixels RVB));
- Viseur 100% mais avec un grossissement de seulement 0,7x comme le EOS 5D;
- Compatibilité avec les optiques DX spéciales format APS-C (très bon point dont Canon devrait s’inspirer avec ses EF-S, mais évidement vu le cercle optique créer par ces optiques, l’utilisation est possible uniquement en réduisant la résolution d’acquisition du capteur FX au format DX;
- recadrage possible des images avec un format 5:4 équivalent à certains moyens formats (à moins d’avoir un souci de temps ou de place, il est tout de même plus judicieux de recadrer les images en post-traitement, laissant un peu de marge supplémentaire lorsqu’on utilise la pleine capacité du capteur);
- Motorisation à 9 images/sec en plein format ou 11 images/sec en format réduit DX
Le reste des bonnes choses fournies par ce boîtier se trouvent sur le site de Nikon.

En plus du D3, Nikon annonce aussi le successeur du D200, à savoir le D300. A noter que le boîtier garde en grande partie les caractéristiques du D3 (AF, mesure lumière, boîtier tropicalisé, LCD, LiveView avec AF, RAW 14 bits, etc.). Les différences se font sentir surtout au niveau du coeur avec un capteur APS-C de même résolution et une forcément une plage ISO réduite 200 à 3200 ISO avec toujours la possibilité de diminuer ou d’augmenter de seulement 1IL cette fois cette plage (100ISO à 6400) ainsi qu’une cadence de prise de vue de « seulement » 6 ims/sec (8 avec le grip).
Donc, nous avons ici deux excellents outils qui vont sans aucun doute donner du fil à retordre à Canon, ce qui est une bonne chose pour éviter une position trop attentiste de la marque, toutefois et comme lu ici et là, cela ne va pas faire « switcher » massivement des utilisateurs d’une marque à l’autre et cela pour différents aspects. Premièrement et très basiquement, le public auquel s’adressent ces appareils est un public acquis à une marque ou à une autre (segment amateur-expert, pro). De ce fait et comme moi, les gens ont investi beaucoup d’argent dans des optiques et accessoires, se sont faits à une ergonomie de fonctionnement, savent comment réagissent leurs équipements qu’ils connaissent par coeur avec leurs qualités et défauts propres. Tout envoyer valdinguer du jour au lendemain serait une bêtise pure et simple, combien même à la lecture de cette liste de caractéristiques alléchantes, certains aimeraient faire croire qu’il y aurait maintenant un « gouffre » en termes technologiques entre la gamme Canon et Nikon. Ce sont des guerres d’arrière garde qui ne devraient pas faire oublier que le meilleur outil photo qui existe est celui avec lequel on se sent à l’aise. Par ailleurs, il y a un autre argument important qu’il ne faut pas oublié et c’est tout bonnement le prix. Un D300 sera commercialisé plus de 50% plus cher qu’un 40D et autant pour le D3 comparé à un 5D (carrément 2 fois le prix) ou à un 1D MkIII alors que les images délivrées ne vont pas être si différentes. Fin de cette parenthèse « perso analytique « .
Ces nouveautés sont prévues pour arriver en novembre en Suisse (normalement un peu avant pour le D300), probablement plus tard, connaissant la politique de distribution au compte-gouttes de Nikon. Le D3 est annoncé autour des SFr. 8’000.- et le D300 dans les SFr. 2’500.-
Chez Canon, on a envoyé une première salve il y a quelques mois en annonçant le 1D MkIII (le boîtier qui hante mes nuits en ce moment) juste avant la PMA de Las Vegas. C’est autour du EOS 40D et du 1Ds MkIII de fermer le bal pour cette année 2007. Pour nous autres, simples mortels trimant tous les jours, l’accessible 40D vous propose sans sa livrée les choses suivantes :
- Capteur CMOS APS-C 10 Mpixels (notons au passage qu’il s’agit d’un capteur différent de celui du 400D et du 1D MkIII, à se demander tout de même si Canon aime se compliquer la vie. Certes la différence de gamme avec la série 1D peut expliquer un capteur différent et plus grand, mais entre le 40D et le 400D, cela pourrait être les mêmes, mais bon, on va chipoter pour rien d’autant que le CMOS du 40D semble basé sur les mêmes avancées techniques de la version APS-H du 1D avec une réduction des espaces entre pixels, optimisation des microlentilles et lecture maintenant sur 14 bits (c’est à la mode en cette fin d’été));
- rafales à 6,5 images/seconde.
- système AF revu et corrigé avec le même nombre de collimateurs (9) que par rapport au 20D/30D mais maintenant ils sont tous en croix et le central possède en plus une précision supplémentaire en intégrant des capteurs en diagonale (enfin pourrait-on dire, il était temps et rien que pour ça je suis prêt à seconder mon 30D par un 40D ou vice versa);
- Viseur avec couverture à 95% (peut mieux faire), main enfin avec un taux d’agrandissement convenable de 0.95x et une ouverture arrière plus grande de 2 mm (on finira bien par nous faire du 100% dans cette gamme);
- mode sRAW permettant l’enregistrement de fichiers avec une résolution de seulement 1’936 x 1’288, toutefois en gardant tout le potentiel de traitement du RAW;
- Live View avec AF possible (le miroir se baisse le temps de faire la mise au point);
- système anti-poussière;
- DiGiC III (vue le travail que cette puce fait sur le 1D MkIII, on devrait avoir que du bonheur même à 1600 ou 3200 iso);
- Un vrai support du USB 2.0 sur le boîtier (sur le 30D, c’est une plaie de transférer des cartes de plus de 1Go pleines depuis le boîtier);
- support du Wi-Fi via une poignée supplémentaire WFT-E3A;
- 3 verres de visée au choix (là aussi, il était temps, j’ai changé celui de mon 30D et c’est loin d’être une partie de plaisir);
- affichage permenant de la valeur ISO sur viseur;
- 3 positions supplémentaires sur le sélecteur de mode permettant la sauvegarde de différents ajustements du boîtier en fonction des sujets (cela me serait d’une grande aide sur le 30D, plutôt que de devoir tout régler à chaque fois);
- harmonisation des menus avec la gamme 1D (cela évitera de ce perdre en jouant avec plusieurs boîtiers);
Au chapitre des bonnes nouvelles pour moi c’est le fait de garder le même type de batteries (BP-511A), donc on peut passer d’un 10/20/30D au 40D en gardant de la réserve. Nous avons une nouvelle poignée BG-E2n qui ne semble pas compatible avec le 20D et 30D, néanmoins le 40D pourra être utilisé avec la poignée BG-E2. Il est aussi dommage que la poignée Wi-Fi doive être alimentée par une batterie séparée et qu’il n’y ait pas possibilité de communication du courant électrique entre le boîtier et la poignée contrairement à la poignée BG-E2. Cela dit, on y retrouve les commandes traditionnelles pour le maintien vertical. Un petit bouton AF-ON fait son apparition (existe sur la gamme 1D) à côté du traditionnel bouton mémorisation de l’exposition rendant l’ergonomie du boîtier encore meilleure. Le boîtier semble avoir un traitement contre les projections et les poussières au niveau de la trappe de la batterie et de la carte
mémoire, mais cela n’en fait pas un boîtier étanche comme la série 1D. À ce sujet, on garde les Compacts Flash comme système d’enregistrement ce qui est logique, simple et éprouvé. Notons aussi qu’il n’y a pas la fonction de priorité aux hautes lumières permettant de gagner un peu plus de dynamique sur le 1D Mk III, faut bien justifier la différence de gamme
L’EOS 40D constitue sans doute une des meilleures mises à jour dans cette gamme chez Canon depuis le passage du 10D au 20D. Des solutions, certes, techniquement moins à la pointe et tape à l’oeil que sur le D300, mais qui en font un boîtier plus accessible (on peut le commander en Suisse pour SFr. 1’500.-), très robuste, offrant une qualité d’image utilisable à toutes les sensibilités, utilisable avec toute la gamme optique Canon (EF, EF-S, TS-E et MP-E), une cadence de prise de vue importante même si le buffer est plus limité que sur le 1D lui autorisant un usage dans le domaine du sport news. Bref, un bon cru pour tout amateur Canoniste et au-delà. Plus de détails ici. Quelques « samples » en pleine résolution sont disponibles sur cette page.
Évadons-nous maintenant vu que nous sommes ici dans le top of the cream du boîtier 24×36 numérique avec la présentation du 1Ds MkIII, Canon largue définitivement toute concurrence dans le reflex petit format et se permet même le luxe de piétiner fortement et avec insistance sur les plates-bandes d’un certain Mamiya ZD. Évoquons simplement le capteur CMOS de 21,1 Mpixels, format 35mm qui va pousser toutes les optiques EF « L » dans leur dernier retranchement. Tout le reste des fonctionnalités et possibilités sont les mêmes que sur le 1D MkIII (double DiGiC III, priorité hautes lumières, RAW 14bits, AF 45 collimateurs, antipoussières (comme quoi c’est possible sur un capteur de cette taille), etc.). Le prix est annoncé autour des SFr.11’000.- … le coût de quelques motos de moyenne cylindrée et quelques petites voitures citadines, rien que ça.
À titre personnel, j’avoue que le 40D a des arguments certains qui me feront peut-être craqué, mais pas tout de suite. Je souhaite seconder mon 30D par un boîtier plus performant et c’est aussi pour cela que le 1D MkIII me fait un certain effet depuis son annonce. Par ailleurs, on l’espère, l’EOS 5D devrait normalement subir une cure de jouvence prochainement (un passage à 14 Mpixels semble probable, voir 16 puisqu’il ne concurrencerait plus le 1Ds, DiGiC III, hautes lumières, AF entre 40D et 1D, menus harmonisés, verre de visée interchangeable, RAW 14bits, LiveView, sRAW, rafale à 5 img/sec), certainement en début d’année 2008 permettant alors à Canon d’avoir une gamme technologiquement harmonisée (hors 400D) et d’ici là, j’aurais le temps de faire le point sur les choix possibles.
En conclusion, il est intéressant de constater que Nikon et Canon font un peu plus d’efforts sur la qualité propre des images (RAW 14bits, hautes lumières, AF, viseurs, menus, LCD) et de l’ergonomie générale des boîtiers en laissant un peu de côté la course aux pixels (exception faite du 1Ds). D’autres annonces devraient suivre ces prochaines semaines, avec notamment, le tant attendu boîtier pro Olympus et peut être aussi Sony.
DRM – Quid des images ?
10/08/07
S’il y a bien un domaine où il serait utile de pouvoir protéger des données, c’est bien la photo numérique. Il n’existe pas à l’heure actuelle une possibilité de protéger ses images de manière aussi efficace que ce que l’on peut trouver dans le domaine de la musique. Bien entendu, aucune protection n’est à 100% efficace, mais cela limite quelque peu les risques.

Pourtant, imaginez que l’on puisse par exemple fournir à quelqu’un une série d’images avec des droits de lecture limités à un certain temps, ou à une certaine machine ou alors pouvoir envoyer un fichier haute résolution, mais qui ne puisse être pleinement utilisé, donc limité en résolution et/ou définition, uniquement avec une clef de protection entrée pour accéder au plein potentiel de la photo. Ou encore limiter l’usage de l’image au seul visionnage sur écran et bloquer toute impression.
Certainement qu’un nombre important de professionnels indépendants et amateurs ne souhaitant pas voir les oeuvres être distribuées sans contrôle seraient intéressés par de telles possibilités.
Le chemin pour y parvenir risque d’être long et périlleux. Sans doute que cela demandera de trouver une certaine interopérabilité entre les différents moyens de diffusion et de visualisation, mais qui sait, un jour sans doute nous y arriverons.
Aperture passe en 1.5.4
8/08/07
Dans la foulée des annonces faites hier par Apple et le nouveaux iMac et suite logicielles, Aperture n’est pas oublié (je pense que des nouvelles d’Aperture allaient être présentées hier, peut-être pour la rentrée, car Lightroom est en train de prendre une sérieuse avance). Une mise à jour pour le rendre compatible avec la mouture iLife ’08. Par ici.
What’s New in this Version
- Aperture 1.5.4 is required for compatibility with iLife ’08. This update is recommended for all Aperture users.
Chasse à la mouche
7/08/07

Des mois d’attente par manque de deniers et une certaine frustration à ne pouvoir se procurer cette chose, enfin reçu hier un télézoom label rouge. Un petit compte rendu sera fait plus tard.












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