Vendredi 12 décembre, les 27 pays de l’Union Européenne se sont mis d’accord pour réduire de 20% les émissions de dioxyde de carbone, produire au moins 20% d’énergie par des procédés renouvelables (solaire, éolien, hydraulique) tout en réduisant de 20% la consommation globale en Europe (les 3 vingt en quelque sorte). Les choses n’ont évidemment pas été simples pour la présidence française et le président de la commission qui a arraché l’accord moyennement de grosses concessions à la Pologne, Hongrie, Italie, Allemagne.

Cet accord important donne une impulsion supplémentaire à la lutte contre le réchauffement climatique et pourrait aider à trouver un accord mondial au niveau de la conférence de l’ONU, même si cela coince au niveau du financement.

Justement, et compte tenu de l’époque, il est dommage d’un autre côté que les décisions politiques manquent de volonté plus marquée. La conjoncture économique est sans nul doute un des moments les plus opportuns pour investir massivement dans une économie mondiale plus responsable et durable. Ce n’est pas quand tout va bien que l’on a la volonté de changer les choses, c’est quand tout va mal.

C’est dans les crises comme celle que nous vivons où des initiatives difficiles et surtout novatrices peuvent tenir leur place, comme le New Deal de Roosevelt en 1933, la relance suite à 2e guerre mondiale et les trente glorieuses qui ont suivi, pour les plus importantes de ce dernier siècle.

Au même titre qu’il faut sauver l’économie mondiale pour éviter un chaos, il faut aussi sauver notre petite maison spatiale et commencer à imiter la Nature qui recycle ses ressources sans les gaspiller. Il y a de la place pour une économique durable sans pour autant renier notre système d’économie de marché, il faut simplement l’améliorer, car contrairement à une certaine pensée actuelle, je ne crois pas à un système qui veut tout niveler en coupant tout ce qui dépasserait alors qu’il se veut meilleur pour les masses laborieuses.

Espérons simplement que l’on ne loupera pas cette occasion qui se présente. L’impulsion doit venir de la politique et doit être mondiale.