La suite de mes aventures avec le boîtier Canon vient de se faire avec un séjour en Grèce, sur l’île de Kalymnos. Paradis des grimpeurs.

 Mg 2122 Blog

Tout se passait parfaitement bien jusqu’à mercredi dernier où un problème précédemment exposé s’est présenté. Une marche de quelques heures sur la petite soeur de Kalymnos, Telendos, a eu raison de l’écran LCD du 30D. En fait, une fois arrivé au sommet de l’île et après avoir pris une photo de groupe avec le retardateur et au moment de remettre le boîtier dans le sac à dos, la bandoulière s’est accrochée à la roche sur laquelle le reflex était posé et celui-ci, en me glissant des mains, est venu rencontrer violemment le rocher en question. Bilan de l’opération : l’objectif légèrement griffé (rien bien grave), un ou deux scratches sur le boîtier et surtout le rétro éclairage du LCD qui ne fonctionnait plus.

Du coup, plus moyen de visionner les images avec l’histogramme ou de changer quelques paramètres par le menu. Au temps de l’argentique, on prenait les photos à l’aveugle, façon de dire. C’est-à-dire, que nous avions une certaine idée du cadrage final, ainsi que du rendu, mais il restait toujours cette part de surprise due à la bonne utilisation du posemètre, du développement et du recadrage sauvage de certains labos grand public. Maintenant avec l’avènement du pixel, il y a moyen de savoir sur l’instant comment le cliché se présente, si l’exposition est correcte. Lorsque l’écran de visionnage ne fonctionne plus, on se sent comme perdu. Un ordinateur sans souris en somme.

Dans la mesure où j’ai une mémoire de poisson rouge pour certaines choses et que je n’avais pas le manuel de l’appareil avec moi, je ne pouvais atteindre la bonne option du menu déroulant pour activer le bracketing. Comme il restait quelques jours supplémentaires à passer sur Kalymnos, j’ai dû faire appel à du bracketing « manuel », car Hélios en Grèce est plutôt présent et donne beaucoup de contraste à la prise de vue.

Je bénis la mesure spot de l’EOS 30D qui a servit à piquer les mesures de lumière aux endroits stratégiques tout en prenant plusieurs images du même sujet lorsque celui-ci était vraiment contrasté (mer, terre et ciel par exemple). Une autre chose qui m’a aidé à finir la semaine sans trop me soucier est l’accessibilité des réglages importants dans cette gamme de reflex (je plain le possesseur de 350D dans un tel cas). Les résultats des photos prises à l’aveugle ont été plutôt satisfaisants.

À la question posée ici, je dirais qu’il y a toujours moyen de se passer de l’écran. Toutefois, cela demande de prendre des images supplémentaires pour être certain que l’on aura un résultat convenable, surtout en JPEG. D’un autre côté, cela peut très vite devenir galère si on est limité en place-mémoire et que l’on doit changer un paramètre uniquement accessible via les menus (valeur ISO sur un 350D par exemple). Toute l’ergonomie du constructeur prend son sens dans cette situation. A-t-il prévu de pouvoir se passer de l’écran arrière sans trop de difficultés ?

Au final, la casse a donc été limitée et j’ai pu remettre en fonction l’écran de l’EOS en rentrant lundi. La nappe de connexion qui m’avait déjà posé tracas lors des premiers jours avec cet équipement s’est simplement décalée au niveau du circuit imprimé.

Un petit billet est prévu pour parler un peu de Kalymnos dès que j’aurais trié les quelques centaines de photos.