Economie

Ce soir à la TV

ARTE propose ce soir une émission sur le domaine du développement durable très intéressante montrant divers projets en Europe « Energies, le futur à contre-courant ». L’émission est disponible sur le site de la chaîne dès demain pour un visionnage dans les 7 jours.

Rediffusion le 27.11.2008 à 09:55.

PS: disponible uniquement depuis le territoire français.

Petite réflexion sur la distribution de contenus életroniques.

Monsieur Courte, que je salue au passage :) , relate souvent ses cogitations dans Urbanbike à propos d’un « GrosPod », sorte d’hybride entre l’iPhone et un Macbook. Une réponse au Kindle d’Amazon en résumé, mais en plus mieux bien comme on dit.

Le petit article sur Macgeneration du multitouch que les concurrents d’Apple sur le segment des ordinateurs portables n’estiment pas pertinent pour l’heure, alors qu’à mon sens (et celui des commentaires de l’article) il y a un marché très intéressant à prendre en offrant les services adéquats autour d’un lecteur électronique ayant le multitouch comme seule interface d’interaction pour l’utilisateur.

Qu’on s’entende, je pense comme beaucoup qu’un livre imprimé est le moyen le plus ergonomique qui soit pour ce qui est de la lecture même, néanmoins, il y a actuellement tout un pan de l’information qui peut être distribuée autrement de part sa nature éphémère :

  • La presse quotidienne
  • Tous les magazines (hebdos, mensuels, trimestriels, annuels, etc.)
  • Les bouquins techniques et scientifiques
  • Les notices PDF des différents logiciels/appareils/etc. qui pullulent sur CD-Rom
  • Peut-être même les livres éducatifs dans les écoles
  • Et j’en oublie sans doute

Toutes ces informations ont le plus souvent une durée de vie limitée et ont un coup d’achat non négligeable : le moindre magazine de qualité coûtent 5 €, le moindre bouquin technique dans les 30-40 €, sans parler du prix des livres au sein d’une famille ou pour un étudiant universitaire. De plus, on les lit rarement complètement et d’une seule traite. La plupart du temps, on passe d’un chapitre à l’autre, d’un article à l’autre, etc. Une possibilité de recherche de mot clef, d’une phrase, ou autre serait très pratique sans devoir se farcir des index ou tables de matières pas toujours exhaustifs.

Actuellement, il y a des offres comme celle de Relay en France pour la distribution de magazines en ligne. Malheureusement, la lecture sur un portable ou un écran même de grande taille n’est pas très agréable. Il s’agit de la nature même des écrans LCD et de la définition (nombre de pixels par centimètre) qui pose problème. D’où le marché pour e-ink qui au-delà du fait que cette technologie offre une consommation moindre que n’importe quel LCD, est aussi plus agréable pour la lecture de textes, s’approchant plus du vrai papier. Toutefois, il y a encore du travail pour avoir des affichages couleur de qualité qui ouvriront alors la voie à la distribution des éléments précités.

Pour ce qui est de la distribution et au même titre que la musique ou les livres audio, une boutique aussi facilement accessible qu’iTunes représente la plate-forme de choix.

Le lecteur en lui-même serait alors une espèce de tablette électronique servant de lecteur, « baladeur » multimédia et borne d’accès internet. D’autres fonctions peuvent être envisagées, mais il ne faudrait pas vouloir trop en faire à mon sens au risque de perdre l’utilisateur.

Une fois ces deux pierres angulaires sur place, les éditeurs pourront alors commencer la distribution de contenu et on peut tout imaginer : article de magazine avec vidéo, son associés, interview dans la presse in extenso (ça évitera les erreurs de transcription) avec le commentaire écrit du journaliste comme actuellement dans la version imprimée, livre technique avec schémas explicatifs interactifs, captures vidéos au lieu des captures d’écran lorsqu’il s’agit de faire une manipulation sur un logiciel par exemple, etc.

Les limites à ce niveau là sont purement celles de l’imagination. Cela veut dire aussi révolutionner (ce n’est pas trop fort comme mot à mon sens) toute la partie de l’édition et on voit ici l’intérêt pour un photojournaliste d’avoir des fonctions vidéo dans un reflex, car l’information avec son et image au-delà des sites web des journaux et magazines sera nécessaire par ce type de distribution.

Cela veut dire aussi une grande claque disons pour les imprimeurs, les distributeurs (kiosques, librairies, grand-magasins), car la perte de revenu dans un marché déjà difficile serait sans doute fatale à beaucoup.

Il ne faut pas oublier les implications environnementales que cela soulève si ce marché se développe considérablement. D’un côté, moins de papier et d’encres nécessaires (l’eau, l’électricité pour les produire et tout le transport que cela implique pour les acheminés vers l’imprimerie) et de l’autre la production des lecteurs, de leurs batteries et l’énergie nécessaire à tout cela. La question est alors de savoir si le bilan écologique complet (énorme travail en perspective) serait en faveur de l’un ou de l’autre. Je penche plutôt pour le deuxième.

Certes, je suis en train de tirer des plans sur la comète, seulement on y viendra dans la décennie. Le plus grand obstacle reste le lecteur dans la mesure où la technologie n’est pas convaincante pour l’heure, autrement tout est en place pour le faire.

TransfertJet, pour éliminer d'avantage les fils

Actuellement pour transférer nos images sur l’ordinateur il faut passer soit par une connexion USB, soit sortir la carte de l’appareil photo ou alors être équipé d’un compact ou reflex ayant une option Wi-Fi et c’est loin d’être le plus pratique pour de gros transferts.

transferjet.jpg

Pour remédier à cela, une nouvelle technologie sans fil vient d’être publiquement annoncée par un consortium de fabricant d’équipements électroniques divers et variés. Pas d’Apple dans le tas, mais Canon et Nikon par exemple font partie de la bande.

Certes il s’agit de la Xième technologie sans-fil dans un monde envahi d’ondes radios et en soit elle n’a rien de nouveau puisque ce type de technologie est utilisée par exemple avec les systèmes de sécurité à cartes, mais l’intérêt ici réside dans le fait que les débits sont bien plus importants et qu’il faut que les appareils soient physiquement en contact pour initier la communication puisque la distance est limitée à 3cm.

On peut donc imaginer d’avoir son APN posé sur son ordinateur pour démarrer le transfert des images, de même qu’avec un téléphone portable. Je vois même plus loin avec par exemple un essemble Hi-Fi/Vidéo où les différents éléments n’ont plus besoin de câbles en tout sens pour pouvoir fonctionner entre eux. L’empilement de ceux-ci suffisant à les faire communiquer. Seul les câbles vers les enceintes et l’écran sont alors nécessaires.

Bien que le couplage d’un téléphone Bluetooth avec un Mac portable soit relativement facile, il arrive que des soucis apparaissent et par ailleurs la bande passante est limitée. A l’heure de la 3G, il arrive que l’on ait besoin de son portable comme interface de communication avec le réseau cellulaire et sont ordinateur, on peut dont très bien imaginé avoir simplement le téléphone à côté du portable et démarrer sa connexion facilement.

Ceci ne sont que quelques unes des applications possibles. Vous pouvez d’ailleurs voir une petite demo via le site GeekTube.

[Via Akihabara]

Fabrication des ordinateurs en Asie, le reportage de la TSR

A vouloir de plus en plus de technologie au plus bas prix, on n’oublie parfois les conséquences que cela peut avoir sur les autres personnes et en particulier sur les opérateurs des usines asiatiques.

Dans l’émission ABE de la Télévision Suisse Romande, un survol des conditions de travail dans les usines d’assemblage chinoises a été diffusé ce soir. Il est possible de le consulter gratuitement en ligne. A voir en tant que piqûre de rappel.

JPEG XR, influence industrielle

Il est difficile de ne pas voir dans le lobbying industriel fait par Microsoft depuis quelque temps maintenant, sa volonté d’imposer son codec de compression d’image Windows Media Photo.
Le comité JPEG a fini par accepter de prendre la demande de standardisation de Microsoft en compte et ce nouveau format de compression d’image, se nommera JPEG XR, et deviendra un standard prochainement.

Il est expressément demandé à Microsoft de proposer sa technologie de manière gratuite à tous ceux désireux de l’implémenter.

Malheureusement, je trouve ce choix discutable, non pas qu’il s’agisse de Microsoft, mais du fait de laisser aux mains d’une entreprise privée le soin de distribuer sa technologie. J’estime qu’il aurait mieux valu de proposer un format réellement libre de droits, comme l’Open Document par exemple, et qui ne soit pas soumis à un quelconque brevet.

L’avenir nous dira si ce format aura les faveurs du plus grand nombre. D’un point de vue strictement technique, il sera très utile à beaucoup de monde et permettra une utilisation plus étendue que le JPEG actuel déjà trop limité.

Rentrée universitaire et armée suisse

Un article ce matin dans un gratuit du coin, qu’il m’arrive de parcourir dans le bus, rapportait les soucis que certains étudiants romands ont rencontré cette année due à une rentrée universitaire avancée. Auparavant, celle-ci se faisait pour la plupart des facultés et hautes écoles de Suisse à la mi-octobre. Dès cette année et pour que tout le monde soit au diapason avec les accords de Bologne, tout le petit monde universitaire commence pour ainsi dire un mois plus tôt.

Pour certains cela pose des soucis financiers, car forcément, lorsqu’on prend un job d’été, le manque à gagner est non négligeable pour les moins fortunés. Pour d’autres, il y a les examens de rattrapage qui ont lieu durant l’été. Vu le délai raccourci, cela ne va pas sans poser de problème de préparation.

S’il n’y avait que cela, on pourrait s’en sortir. Mais c’est sans compter sur cette armée suisse que ce pays chérit tant, surtout du côté suisse alémanique. Les propos du représentant de l’armée sont juste navrants :

L’armée. Sur les 20 000 recrues annuelles, 28% sont étudiants. Pour eux, accomplir l’école de recrues entraîne une absence aux cours de 6 à 7 semaines. «C’est-à-dire la moitié du semestre, déplore Pascal Kindler, chargé du lien entre la Faculté des sciences à Genève et l’armée. Avant, l’étudiant ne manquait que 3 semaines, c’était rattrapable, maintenant, c’est impossible.» L’armée suisse suggère de prendre une année sabbatique pour faire les 4 mois d’école de recrues, puis «au gré de l’étudiant, suivre un stage, gagner de l’argent ou partir en vacances le reste de l’année»! Malgré des négociations entre les unis et l’armée, aucune solution satisfaisante n’a été trouvée. ©lematin bleu

Il est plus que temps que ce pays se mette aussi à la page du reste de l’Europe en matière de service militaire. Pour rappel, les jeunes mâles doivent faire 4 mois d’armée appelée « école de recrue » et chaque année 2 semaines de service doivent être faites pour arriver au bout du compte à 300 jours de service effectif. Ce qui fait que certains en ont eu jusqu’à près de la quarantaine. Ces dernières années avec l’initiative « armée XXI » ce nombre de jours a été réduit à 262.

Ce système est totalement obsolète et inadapté au monde moderne. La plupart des pays en Europe ont fait leur réforme en mettant en place une armée professionnelle qui répond aux attentes et nécessités actuelles dans ce domaine. Le système helvétique coûte des fortunes chaque année aux entreprises qui ont à leur charge l’absence des collaborateurs assujettis au service militaire.

Bref, cette attitude psychorigide m’a agacé ce matin en lisant cette simple phrase.

PMA 2007

PMA

Dans quelques heures, le salon international des équipements photo s’ouvrira à Las Vegas. Il prendra place jusqu’à dimanche soir. Des nouveautés devrait apparaître rapidement, enfin, je l’espère.