Trucs qui gonflent
tout est dans le titre
Lightroom 2 est là
29/07/08
Vous ne risquez pas de manquer la nouvelle dans tous les blogs photo de la planète, Adobe propose en version commerciale Lightroom 2, le retour de la vengeance de la bête… euh pardon, trop de films
Tout ce qui était dans les bétas est là et quelques petites choses en plus qui vont faire le bonheur de beaucoup de gens. A commencer par un outil de simulation de rendu des dématriceurs des fabricants des appareils photo: donc pour les canonistes en herbe comme moi, plus de raison d’utiliser DPP, il sera possible d’utiliser un profil intégré à Lightroom pour avoir le même rendu. Toutefois, reste à voir si la qualité même du dématriçage est aussi bonne que l’outil en question même si on sait très bien qu’au niveau ergonomie ce n’est pas terrible.
Il y a aussi l’ajout d’un filtre numérique dégradé. Ceci permet de limiter les contrastes parfois importants qu’il y a sur des photos mélant ciel clair et terre sombre. Cela ne remplacera pas le filtre à la prise de vue, mais permettra de corriger ce type images rapidement.
Par contre, coup de gueule encore une fois sur les tarifs des éditeurs américains en Europe. La mise à jour étant vendue 99$ outre Atlantique (HT), est vendu en Europe 99€ (HT). Sachant que 1€=1.5$ actuellement, cela nous fait payé 50% plus cher. De qui se moque-on ?! C’est encore pire avec le prix en Suisse présenté à CHF175.- alors que le taux de change est grosso modo de 1 pour 1. Ce qui considérant les 99$ devrait revenir en Suisse TTC (7.6% de TVA) à CHF110.-, même en ajoutant 10.- pour les frais de localisation (ce qui est plus que suffisant pour un produit vendu en ligne), j’arrive à tout casser à CHF120.- soit dans les 74€. Même Apple a réussit à faire des efforts avec sa mise à jour Aperture comparativement 99$ et CHF139.-, alors MERCI ADOBE DE PRENDRE LA BONNE CALCULETTE !!!
Plus de détails chez Gilles, expert ès Lightroom.
Rentrée universitaire et armée suisse
18/09/07
Un article ce matin dans un gratuit du coin, qu’il m’arrive de parcourir dans le bus, rapportait les soucis que certains étudiants romands ont rencontré cette année due à une rentrée universitaire avancée. Auparavant, celle-ci se faisait pour la plupart des facultés et hautes écoles de Suisse à la mi-octobre. Dès cette année et pour que tout le monde soit au diapason avec les accords de Bologne, tout le petit monde universitaire commence pour ainsi dire un mois plus tôt.
Pour certains cela pose des soucis financiers, car forcément, lorsqu’on prend un job d’été, le manque à gagner est non négligeable pour les moins fortunés. Pour d’autres, il y a les examens de rattrapage qui ont lieu durant l’été. Vu le délai raccourci, cela ne va pas sans poser de problème de préparation.
S’il n’y avait que cela, on pourrait s’en sortir. Mais c’est sans compter sur cette armée suisse que ce pays chérit tant, surtout du côté suisse alémanique. Les propos du représentant de l’armée sont juste navrants :
L’armée. Sur les 20 000 recrues annuelles, 28% sont étudiants. Pour eux, accomplir l’école de recrues entraîne une absence aux cours de 6 à 7 semaines. «C’est-à-dire la moitié du semestre, déplore Pascal Kindler, chargé du lien entre la Faculté des sciences à Genève et l’armée. Avant, l’étudiant ne manquait que 3 semaines, c’était rattrapable, maintenant, c’est impossible.» L’armée suisse suggère de prendre une année sabbatique pour faire les 4 mois d’école de recrues, puis «au gré de l’étudiant, suivre un stage, gagner de l’argent ou partir en vacances le reste de l’année»! Malgré des négociations entre les unis et l’armée, aucune solution satisfaisante n’a été trouvée. ©lematin bleu
Il est plus que temps que ce pays se mette aussi à la page du reste de l’Europe en matière de service militaire. Pour rappel, les jeunes mâles doivent faire 4 mois d’armée appelée « école de recrue » et chaque année 2 semaines de service doivent être faites pour arriver au bout du compte à 300 jours de service effectif. Ce qui fait que certains en ont eu jusqu’à près de la quarantaine. Ces dernières années avec l’initiative « armée XXI » ce nombre de jours a été réduit à 262.
Ce système est totalement obsolète et inadapté au monde moderne. La plupart des pays en Europe ont fait leur réforme en mettant en place une armée professionnelle qui répond aux attentes et nécessités actuelles dans ce domaine. Le système helvétique coûte des fortunes chaque année aux entreprises qui ont à leur charge l’absence des collaborateurs assujettis au service militaire.
Bref, cette attitude psychorigide m’a agacé ce matin en lisant cette simple phrase.
Photoscopes – beaucoup trop de pixels
22/05/07
Article sous forme de coup de gueule contre les aberrations des fabricants d’appareils photo compacts.
Ces derniers jours, on a vu l’arrivée de compacts grand public munis de capteurs CCD de 12 millions de pixels. Rendez-vous compte qu’il y a autant de pixels dans un capteur de la taille d’un ongle de pouce (7.5×5.6 mm) que celui d’un capteur CMOS d’un Nikon D2Xs en taille APS-C (9x plus de surface utile) ou que celui en taille 35mm d’un EOS 5D (20x plus de surface utile).
Ce n’est pas la première fois que je m’énerve contre cette guerre des pixels chez les compacts, mais on atteint des sommets en ce moment. Qu’il y ait plus de pixels, ce n’est pas le problème. C’est que cette augmentation au final n’apporte rien, absolument rien à l’utilisateur, bien au contraire. Le pire, c’est qu’on avait déjà constaté des pertes de performances dans la génération précédente avec les capteurs à 10 millions de pixels en relation aux versions à 6 ou 8 millions.
Premier gros problème, c’est la qualité des optiques utilisées. L’avantage des capteurs de petite taille étant de permettre de réaliser des formules optiques de taille réduite, ce qui coûte forcément moins cher à produire dans la mesure où les lentilles sont plus faciles à traiter. Seulement, la qualité n’a pas vraiment changé depuis plusieurs générations de compacts, car cela exige des investissements supplémentaires aux fabricants, répercutant du coup le surcoût dans le prix des appareils. Très incompatible avec une concurrence féroce dans ce segment. Par conséquent, la taille des photosites des capteurs est inférieure à ce que l’optique est capable de discriminer. On a donc beau augmenter la résolution des capteurs, la caillasse devant celui-ci étant limitée, on ne verra aucune différence entre un capteur 10 ou 12 Mpixels.
Deuxième souci, la taille des photosites. Ceux-ci deviennent tellement minuscules, que la génération de bruit provoquant le grain numérique sur une image devient plus importante avec l’augmentation de la sensibilité. En réalité, c’est un peu comme un amplificateur audio auquel on raccorde un lecteur à bande magnétique. Au-delà d’une certaine amplification, on augmente autant le son désiré que le bruit du support qui se fait de plus en plus présent. Il s’agit du même phénomène sur un capteur CCD ou CMOS qui fonctionne aussi de manière analogique, les valeurs étant ensuite converties en chiffres binaires par des convertisseurs analogiques/numériques.
Pour pallier à ce problème, les constructeurs réalisent un lissage des images dès que la sensibilité ISO devient source de génération de bruit, ce qui a pour effet de ramollir les images, leur donnant un côté « flouté », ce qui va à l’opposer du but rechercher : des images nettes et bien définies. Tout l’intérêt d’un nombre de pixels de cette importance se perd.
La taille réduite des photosites a aussi pour conséquence que ceux-ci saturent forcément plus vite avec la même quantité de lumière, réduisant d’autant la dynamique du capteur (rapport ombres / lumières maximal que le capteur peut encaisser).
Certes, les deux fournisseurs principaux de capteur CCD comme Sony ou Kodak ont tout intérêt à ce que les appareils de nouvelle génération se vendent et que les fabricants jouent le jeu du « toujours plus », en continuant à entretenir le mythe du pixel. À se demander où cela va s’arrêter ? Est-ce que dans 1 ou 2 générations d’appareils, nous aurons droit au CCD 1/1,7 » à 16 millions de pixels ? Va-t-on voire apparaître une accroche marketing du style : « notre compact à 300 euros est capable d’avoir autant de pixels qu’un appareil professionnel à près de 8000 euros ». M’étonnerai pas de voire une telle idiotie.
En conclusion, je constate avec tristesse que les efforts d’ingénierie se concentrent sur des aspects flatteurs sur le papier, mais qui se révèlent être des attrape-nigauds. Les hautes sensibilités des compacts actuels sont une catastrophe technique alors qu’il s’agit d’un point important pour la plupart des gens dans la mesure où les photos ne sont pas prises uniquement en plein soleil d’été. Les optiques offrent des grands-angles étriqués qui démarrent pour la plupart autour des 28-38mm en équivalent 24×36. L’autonomie avec des écrans LCD de grande taille, certes confortables à l’usage, est en régression. Les autofocus sont encore perfectibles. Les diverses latences sont parfois agaçantes, bien que de gros efforts ont été réalisés.
J’essaye de prêcher la bonne parole autour de moi. En faisant comprendre aux gens qu’ils ne doivent pas se laisser embarquer par les discours des pubs ou des vendeurs de grands magasins tentant de refourguer le dernier compact à la mode. Le mal est bien ancré dans les esprits et il faudra qu’un fabricant téméraire se lance dans un discours commercial diamétralement opposé. Croisons les doigts.
A lire : un article sur dpreview à propos du bruit des compacts. Le numéro de juin de CI avec un article sur la différence de résolution entre un Nikon D40 et D40x. Un petit tour par galerie-photo peut aussi rendre service avec sa section technique.
Gardiens du temple Leica
17/01/07
Il y a comme ça des sujets dans le monde de la photo que l’on ne peut critiquer, au risque de se voir accuser d’ignare, d’incompétent, d’idiot du village, limite « xénophobe ». Cela est vrai aussi dans le monde informatique et particulièrement chez les utilisateurs Apple, dont je fais partie.
Certains étant tellement accrochés à un passé révolu, qu’en l’occurrence, critiquer une marque comme Leica, revient à s’attaquer à une religion. Je me demande si ce n’est pas pire que de critiquer le travail d’un photographe (re)connu.
Pour ma part, j’essaye de ne pas ériger des autels aux marques ni de statufier qui que ce soit, contrairement à ce que certains pourraient croire.
Autant il faut reconnaître que l’époque glorieuse du film argentique, dont elle est l’instigatrice, a contribué au statut de cette marque à laquelle je reconnais la qualité de fabrication de ses boîtiers M, de tenir contre vents et marées avec le système à télémètre, autant, j’ai le sentiment que dès l’avènement du numérique, Leica a été totalement largué. Au même titre que d’autres marques qui ont par la suite su redresser la barre pour proposer des produits bien ficelés.
Avec le M8, Leica compte bien limiter les dégâts en évitant de voir quelques clients impatients aller voir ailleurs s’ils y sont. Malheureusement, un problème de conception a affecté les premières livraisons d’appareils de 2 problèmes gênants. J-F Vibert en parle.
Bonne princesse (et probablement légalement tenu de le faire), Leica a décidé dans un élan de générosité commerciale « hors du commun » de fournir 2 filtres pour éliminer un des problèmes lié à la sensibilité infrarouge et de proposer dans la foulée un rabais de 30% sur l’achat de nouvelles optiques par les possesseurs lésés.
Pour l’autre souci, un retour au SAV est nécessaire. Peut-être que dans le feu de l’action, certains tests ont été oubliés, toujours est-il que je continue à penser que Leica devrait remplacer les boîtiers défectueux.
Se retrouver à trimbaler des filtres IR me paraît risible, car risque de les oublier, rayer, perdre, casser, etc. Le verre d’un objectif restera toujours plus solide que celui d’un filtre, même si beaucoup conseillent de les protéger avec un filtre neutre, histoire justement qu’un coup affecte seulement le filtre plutôt que l’objectif. D’un autre côté, le nettoyage de ces derniers est une galère dès qu’ils sont un peu gras. La poussière se glisse entre l’objectif et le filtre. Bref, c’est vraiment loin d’être la panacée et si j’avais investi dans un tel équipement, je souhaiterais en tirer le maximum sans avoir besoin d’une béquille.
La question qui fâche : qu’apporte donc ce M8 dans le paysage de la photo numérique ? Un télémètre. Un peu simple comme argument de vente, d’autant, et qu’au même titre qu’un reflex AF, il ne représente pas la solution ultime en matière de mise au point et de visée.
C’est un boîtier numérique qui fonctionne avec la belle fée électricité, comme tous les autres. Par conséquent, loger à la même enseigne : autonomie limitée et dès que la batterie est épuisé, plus moyen de faire la moindre image. On est loin du levier d’armement des versions à film.
Un des plus produit est sa finition. Très bien. La belle affaire. Si c’est pour le transporter dans un écrin en ayant peur de le griffer.
Il reste tout aussi sensible aux poussières et à l’humidité. C’est gênant pour une marque qui se veut être le repaire du baroudeur photographique.
Ce M8 sera comme les autres appareils numériques, dépassé dans quelques mois par la course à l’amélioration des fabricants. De ça il en résulte que le M8 n’est pas un appareil intemporel comme Leica veut le faire croire ou comme certains veulent l’entendre. Aussi, on parle souvent de la discrétion de l’appareil. Honnêtement, un M7 ou un M8 sont loin d’être aussi discrets qu’on veut le dire.
Il est bien clair que le M8 possède des qualités, et cet article est volontairement à charge, car il faut démystifier la chose. Aussi, j’estime que Leica pour ce coup s’est mal placé en termes économiques si le but est de gagner de nouveaux clients qui devront sortir au bas mot 6’000€ pour s’équiper avec un grand angle. Un indépendant aura du mal à avaler la pilule. Ceux qui sont déjà équipés en objectifs, verront la facture descendre et comme ils sont voués à la cause, ils seront prêts à défendre becs et ongles leurs choix. Tant mieux pour eux. Au final, on sait tous que l’outil ne fait pas l’artisan.
Il serait dommage de voir disparaître cette marque à cause d’une stratégie commerciale élitiste qui n’a plus lieu d’être en regard des prestations fournies par les concurrents. La diversité est signe de choix et d’innovation.
Parano sécuritaire
8/12/06
Je ne sais pas pour vous, mais je commence à être sérieusement agacé par cette vague de « sécurite aigue » qui nous entoure.
On ne peut plus faire un pas sans avoir 25 caméras aux fesses et multitude d’interdictions de faire ceci ou cela. Il faut bien sûr des règles identiques pour tous de manière à vivre en bonne société, mais leur abus conduit à des situations devenant absurdes.
Donc, y en a marre des dernières mesures sécuritaires aéroportuaires qui ne font que faire perdre du temps à tout le monde. Personnel au sol et passagers. Je ne vois pas en quoi le fait de limiter à 100ml de contenu liquide, ou gélifié, avec soit va empêcher un attentat terroriste ou un détournement d’avion. Les gens motivés à commettre de tels actes trouveront toujours moyen d’y parvenir, et ce n’est pas en montrant ses effets de toilettes dans un sac en plastique qui les bloquera. En tant que photographe, la limitation des bagages en cabine est un sérieux problème pour limiter la casse. Lorsqu’on investit des milliers d’euros, on n’a pas forcément envie de voir son matériel traité comme un vulgaire sac de patates ou de faciliter le vol à certains indélicats.
Marre de ces protections anti-copies qui envahissent CD et DVD, et de se faire traiter de pirate pilleur d’œuvres avant même d’avoir accès au menu du film tout en ayant 10 pages d’avertissement que la copie « c’est mal ». Cela n’empêche en rien le piratage de masse et ne font qu’emmerder les clients honnêtes, les autres allant sur les réseaux p2p. Encore hier, l’insertion du DVD de « Da Vinci Code » sur mon ordinateur lui fait faire un « Kernel Panic of the death ». Le DVD de « L’âge de glace » est impossible à lire sur certaines platines DVD de salon, mais pas d’autres à cause d’un système anti-copie à la noix.
Marre de cette mouvance actuelle où l’on ne peut faire plus rien faire ou dire sans être pointé du doigt. Parce que ce n’est pas bon pour telle ou telle chose, parce que cela peut heurter les croyances de certains.
Marre de ce catastrophisme ambiant qui culpabilise tout un chacun de simplement exister et vivre sur cette planète. On a des problèmes à résoudre, mais ce n’est pas en pointant tout le monde du doigt que les choses vont avancer.
Bridge pas cher, oui, mais…
21/11/06
Avec l’arrivée sur le marché de petit reflex peu chers et malins, la gamme des briges-caméra numériques s’est vu perdre une partie de son public. Il faut dire que l’ergonomie et la polyvalence de n’importe quel appareil reflex sont tout de même meilleures que ces appareils à viseur électronique dont l’autonomie frise souvent le ridicule. Je n’ai jamais été convaincu, en dehors de leur prix au départ moindre. Ceci n’est plus vrai depuis l’arrivée de feu l’EOS 300D dans le paysage de l’équipement photographique. Oui, oui, je sais, il faut compter l’objectif en plus, mais dans un premier temps, on s’en sort avec le kit de base.
Toujours est-il que certains restent convaincus de l’intérêt de ce type d’appareils. Maintenant, je me demande comment on peut proposer un bridge-caméra, certes à un prix plancher, comme vient de le faire Kodak et son Easyshare Z710 qui n’est utilisable qu’en nature morte. Fin 2006, il ne devrait plus être admis de vendre des appareils photo qui ont besoin de 5 secondes pour être opérationnels. C’est le temps qu’il faut à un 30D ou un D200 pour prendre 5 images ou 8 images pour 1D Mk II ou un D2H/X. Bien sûr, on ne lui demande pas d’être aussi diligent, mais il y a des limites.
Le délai de prise de vue entre deux images est un peu long, ce qui peut être frustrant pour capturer les péripéties du petit dernier ou faudra faire preuve d’un sacré sens de l’anticipation. De plus, proposer un zoom qui monte jusqu’à 380mm en équivalent 24×36 relève de l’ineptie. Même par beau temps cela doit bouger tellement dans le viseur électronique que le mal de mer est possible. Bref, à vouloir trop en donner pour un prix modique, on finit par proposer des produits très moyens à tous les niveaux et qui ne sont plus aussi polyvalents qu’on veut bien nous le faire croire.
Une chose est sûre, à 250€, aucun reflex ne peut rivaliser, mais dans ce cas, je conseillerais plutôt l’option d’un bon compact qui offrira les mêmes possibilités et sera bien plus pratique. Vouloir à tout prix un zoom monstrueux n’est pas viable si on n’a pas la possibilité de le stabiliser d’une manière ou d’une autre. Dans le cas contraire, on se voit contraint à augmenter la sensibilité ISO et nous savons tous que ce n’est pas le point fort des compacts et bridges courants.
Une dernière piste à explorer : l’occasion ou le nouveau ancien. On trouve sur le marché des reflex 300D, 10D, D70, D100, Dynax 5D, 7D qui sont parfaitement utilisables et qui malgré le poids des années sont bien au-dessus de bien des compacts et brigdes actuels et ont l’avantage de prendre une photo au moment où vous le décidez.
Électron : l'ami qui vous veut du bien
7/11/06
C’est incroyable comme on peut sentir l’absence de quelque chose (et de quelqu’un) uniquement quand elle n’est plus là, alors qu’on remarque même plus sa présence au quotidien.
Ce soir en rentrant du taf en voiture, j’arrivai à la sortie de l’autoroute qui rejoint mon village dans la banlieue genevoise, lorsque je constatai l’absence de feux tricolores pour se glisser dans la route principale. D’habitude, lorsque ces feux sont désactivés ou en panne, la couleur orange clignotante est présente. Cette fois, tout était donc éteint. C’est alors que je remarquai l’absence totale d’éclairage dans tout le village. Qu’il soit public, dans les maisons et appartements.
C’est dans ce genre de situation qu’une légère angoisse a tendance à vous envahir. Que vais-je pouvoir bien faire en l’absence de fée électricité ? Pour les accrocs de technologies comme nous autres photographes numériques, blogueurs, webdesigners, web addicts, angoissés du noir, causeurs téléphoniques invétérés et j’en passe, c’est l’enfer dans tel cas. On ne sait plus comment allumer une bougie, et bien que sachant la panne de courant générale, on arrive chez soi en actionnant tous les interrupteurs, télécommandes, boutons d’allumage que l’on manipule par habitude, ou devrais-je dire, par réflexes conditionnés.
On est plus fichus de vivre sans champs électromagnétiques crées par le courant électrique. C’est incroyable. Heureusement, en bon citoyen prévoyant et étant issu d’une région du Portugal où les coupures de courant rythment la vie de chacun, j’avais quelques bougies chez moi. Aussi, tout ne tourne pas à l’électricité chez moi. Au moins, je peux me faire à manger avec ma cuisinière à gaz. En fait, ces situations aident à l’introspection
C’était la petite anecdote du soir. Entre-temps, tout est revenu à la normale. La cause de cette coupure de courant semble due à un incendie dans un transformateur. Saluons au passage l’efficacité des Services Industriels Genevois (institution gérant l’énergie sur le canton) qui ont remis le tout en état en moins d’une heure et demie.
Ouf, on a eu peur de passer la soirée sans bricoles technologiques.
e-Déconvenue
22/10/06
Cela faisait quelque temps que je voulais acquérir une carte graphique plus puissante que la 9600XT livrée avec mon Powermac en 2004. Non pas que j’utilise la machine pour jouer ou faire des rendus 3D, mais surtout c’est un facteur important pour une utilisation agréable d’Aperture. Car au même titre que Thierry Lothon, Aperture est en train de devenir l’outil central pour le posttraitement de mes images brutes.
Dans la mesure où le choix est plutôt limité pour un G5 avec port AGP, seul l’ATI X800XT me paraissait convenir. Bien que cette carte soit commercialisée depuis un peu moins de 2 ans, son prix en version mac reste affolement élevé, à savoir un peu plus de 300€.
Bon, il reste le marché de la revente et des enchères sur eBay. Après plusieurs tentatives infructueuses de surenchères et ne voulant pas donner plus de 200$ pour la carte, je fini par tombé récemment sur une carte version PC ayant été « flashée » avec un micrologiciel pour Powermac G4/G5. Après paiement via Paypal, je reçois le colis quelques jours plus tard.
Installation et mise sous tension de l’ordinateur, rien ne semble fumé et cela démarre sans encombre. Seulement, malgré le Cinema Display branché sur le port DVI, pas moyen d’avoir une image. L’écran restant absolument noir. Bien bien, je me décide alors à exhumer mon écran Sony à tube de la cave pour le relier au connecteur VGA de la carte (nota: la version mac originale possède un DVI et un ADC).
J’obtiens une image en 640×480 pixels. Ouah ! C’est énorme. L’écran ne semble pas être reconnu et le système offre donc la résolution minimale. Je me rends compte que j’ai oublié d’installer l’utilitaire ATI avec les drivers ad hoc. Un petit tour sur le site ATI -la navigation en 640×480 est quelque chose- pour récupérer les fichiers et l’écran Sony finit par être reconnu. La carte graphique est opérationnelle et reconnue sans problème par Tiger et l’utilitaire ATI. En connectant, le CRT sur le port DVI avec un convertisseur DVI->VGA cela fonctionne aussi. Alors pourquoi diable mon écran plat ne veut pas fonctionner ?
Le web est un fabuleux outil d’information, encore faut-il y faire la bonne requête. Après quelques longs moments de recherche, je trouve enfin l’information qui tue. Une carte PC X800XT flashée pour être utilisée avec un Powermac se voit son port DVI devenir inopérant en mode numérique, mais peut être utilisé en mode VGA avec le convertisseur idoine. Arghhhhh, enfer et damnation ! Quel idiot je suis. Le plus grave étant que dans le pavé décrivant le produit sur la page du vendeur eBay, l’information s’y trouve, mais que j’ai zappé.
Cela fait des années que j’achète du matériel sur des sites marchands en ligne. USA, Hong-Kong, Russie. Jamais eu le moindre problème. Mais à mon premier achat sur eBay…voilà.
En conclusion, gaffez-vous de ce que vous achetez sur les sites d’enchères ou de matériel d’occasion
.
Tête en l'air
8/06/06
Week-end de Pentecôte. Quelque chose que nos voisins français ne connaissent plus, parce qu’un certain gouvernement a décidé de faire de ce lundi un jour travaillé en raison des « soucis » qu’il y a eu avec les personnes âgées pendant l’été 2003. Ce jour travaillé de solidarité nationale est censé apporté un surplus de consommation et les recettes récoltées par l’état, au travers des différentes taxes, seront allouées à des infrastructures pour les retraités. Seulement, le plus drôle étant que les services de l’état, pour donner l’exemple, ne sont pas ouverts.
Enfin bref, ce n’est pas l’objet de ce billet. J’étais donc lundi dans la belle région d’Annecy, en Haute-Savoie. Avec un couple d’amis, on s’est rendu sur le col des Frêtes. Il y a un petit sentier qui mène à ce col demandant une belle marche d’une heure et demie depuis la route d’accès. Ce n’est pas long, mais c’est raide au possible. Au point que j’en ai encore des courbatures et que j’ai du mal dans les derniers mètres. Une fois arrivé au col, une magnifique vue sur le lac d’Annecy s’offre à vos yeux.
En bon photographe volontaire, je ne sors jamais sans l’attirail du chasseur d’images. Une fois bien posé dans l’herbe, je sors alors mon cher EOS et l’allume…
Horreur et damnation, l’affichage m’indique qu’il n’y a pas de carte mémoire. Pourtant, je les ai bien vues mes deux cartes mémoires sur le bureau avant de partir de chez moi. Seulement, dans la précipitation, complètement omis de glisser l’une d’entre elles dans le sac à dos. C’est tout moi, totalement tête en l’air, malgré le fait que je fais un maximum attention à ce petit détail qui peut vous mettre en pétard, surtout quand vos avez transpirez sang et eau.
Le pire étant que le copain possède un 350D, mais qu’il n’a pas voulu le prendre pour la petite marche. Du coup, il est resté dans la voiture. Il ne restera plus qu’à y retourner avant que la neige ne revienne dans quelques mois.
Pompez braves entités industrielles, cela ne va pas durer pour toujours !
28/01/06
Je pensais que la Suisse échapperait à la taxation sur les lecteurs numériques, mais malheureusement, les lobbies industriels ont été plus forts.
Pour résumer, en Suisse, une nouvelle taxe sur les mémoires des baladeurs numériques et magnétoscopes entrera en vigueur dès le 1er mars prochain. Ce type de taxe est déjà en vigueur en France, par exemple, depuis quelques années maintenant.
Le but étant soi-disant de rémunérer les artistes qui se voient pirater leurs oeuvres via les réseaux peer2peer.








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