Technologie-Info
EOS 550D, la petite bête à image
8/02/10
Ces derniers mois je ne suis pas tellement l’actualité du matériel photo. J’essaye de me concentrer sur quelques projects personnels et professionnels. Entre autre choses, je commence à faire quelques vidéos et l’EOS 7D m’intéressait à ce niveau-là. L’EOS 5D MkII encore plus, seulement le budget est au plus bas ces temps et je ronge donc mon frein.
Canon nous propose maintenant une petite bombe qui offre les mêmes caractéristiques vidéo que l’EOS 7D pour une fois et demi le prix de moins.
La marque rouge tient là à n’en pas douter un gagnant qui va secouer quelque peu le marché, voire même sa propre gamme. En plus de pouvoir filmer en Full HD (1920×1080 pixels et en HD à 60 ips pour réaliser de jolies ralentis), il embarque le même type de capteur d’exposition que le 7D ainsi qu’un nouveau écran LCD de plus d’un million de pixels (à comparer aux 920’000 du reste de la gamme et de la concurrence).
Bien entendu, il n’y pas tout le raffinement de la gamme supérieure comme la protection tout temps, la molette bien pratique, le viseur 100%, les moultes fonctions de personnalisation, l’AF à 19 points, etc.
Ecrans plats – comment nous avons perdu quelques pixels
6/07/09
Si vous suivez d’un oeil l’actualité des écrans plats, il y a depuis quelques mois la mode des écrans Full HD informatiques (1920 x 1080 pixels). C’est très bien les écrans Full HD pour la télévision: j’en ai un connecté à un boîtier IPTV (FreeBox, BluewinTV, LiveBox, etc.) qui fonctionne très bien et dont on voit les bénéfices pour les canaux émis à cette norme.
En tant que moniteur informatiques, je trouve néanmoins qu’il y a quelque chose de sournoi, car depuis cette mode, on voit de moins en moins d’écrans qui sortent avec une résolution WUXGA (1920 x 1200 pixels), ce qui fait perdre 120 pixels en hauteur. Certes ce n’est pas grand chose, mais c’est juste ce qu’il faut pour afficher le dock de OS X et le menu du Finder en haut ou la barre de tâches de windows.
Pour le fabricant de dalles, c’est tout bénéfice, car il peut appliquer les mêmes process de fabrication pour les dalles destinés aux TV ou moniteurs informatique. Pas de changement de proportions des côtés, seul la taille des dalles va varier.
Exemple de ceci avec l’arrivée sur le marché coréen d’un écran 22 » Samsung fort intéressant sur le papier.
Olympus: à la veille d'un outil désirable
15/06/09
Il semble que les oracles se penchent sur Olympus et une annonce qui doit être faite demain. En effet, il se pourrait que demain nous aurons enfin l’annonce officielle d’un boîtier compact à objectifs interchangeables basé sur la nouvelle monture Micro 4/3. Une annonce qui devrait susciter un certain engouement et peut être enfin le compact tant attendu par tous les photographes de la planète: amateurs ou professionnels.
Il semble que les oracles se penchent sur Olympus et une annonce qui doit être faite demain. En effet, il se pourrait que demain nous aurons enfin l’annonce officielle d’un boîtier compact à objectifs interchangeables basé sur la nouvelle monture Micro 4/3. Une annonce qui devrait susciter un certain engouement et peut être enfin le compact tant attendu par tous les photographes de la planète: amateurs ou professionnels.
Dans la forme, le boîtier a été déjà montré sous forme de prototype dans les récents salons photo de ces derniers mois et il ne devrait pas beaucoup évoluer. Bien entendu, Olympus est resté évasif sur les spécifications, mais on peut se laisser aller à quelques prédictions:
- Capteur 4/3 de 12 millions de pixels (sans doute le même que dans la gamme reflex Olympus actuelle)
- Visée électronique directe comme n’importe quel compact
- Baïonnette Micro 4/3 permettant des objectifs peu encombrants avec possibilité d’adaptation de la gamme 4/3
- AF rapide et performant (plus que les compacts du marché disons)
- Vidéo HD (ce point reste sans doute le moins certain, mais cela pourrait être intéressant d’avoir au moins du 720p à 24 ou 30 i/s)
- Bien entendu, tous paramètres déverrouillables et ajustables par l’utilisateur
L’annonce il y a quelques temps déjà du format Micro 4/3 laissait entrevoir des possibilités importantes de proposer un tel boîtier. Sigma avec ses DP-1 et 2 montrait déjà le chemin même ci ces derniers souffrent de graves lacunes.
Olympus pourrait ici trouver son futur salut dans la mesure où le duo Canikon truste les 2 premières places des ventes de réflex en laissant quelques miettes aux suivants, et à l’heure actuelle il est difficile de voir un autre constructeur détrôner un de ces deux. De plus, ils ont aussi la capacité de livrer une bataille sur les prix de l’entrée de gamme à laquelle Olympus pourrait simplement ne pas survivre. Il reste donc un marché moins important sans doute et un peu plus de niche, mais néanmoins très intéressant.
Il ne faut pas pour autant oublier un challenger de poids: Samsung et sa future gamme NX qui sera dotée de capteurs encore plus grands (APS-C) ce qui se ressentira aussi sur le volume du boîtier mais dont le principe est équivalent au Micro 4/3: absence de prisme et toute la mécanique relative et visée directe par le capteur. Même si le format 4/3 ne plait pas à tout le monde, il a toute sa place.
Cet été devrait nous proposer quelques nouveautés intéressantes, enfin serai-je tenté de dire, dans ce segment et enfin un vrai choix pour s’équiper d’un petit boîtier numérique « à la Leica ».
M-à-j: Lightroom 32 ou 64bits ?
16/12/08
Une des avancées les plus ésotériques de l’application Adobe est le fait de pouvoir se lancer en version 32 bits ou 64 bits sous OS X Leopard. Sous Windows, il faudra avoir un système d’exploitation adéquat, Vista x64 en l’occurrence.
Késako que cette histoire ? Ben disons qu’en théorie, cela est censé augmenter les performances d’une application, et surtout ce qui est est le plus intéressant, c’est que l’application en question peut utiliser plus que 4Go de mémoire. En effet, le 99% des applications que nous utilisons travaillent sur des instructions codées en 32 bits, ce qui comme le nom l’indique, permet de travailler sur 2 puissance 32, valant 4’294’967’296 bits, soit 4Gb pour arrondir. Cette limite théoriquement passe à 1.844674407370955 * 10 puissance 19. En réalité beaucoup moins, car les 64bits ne sont pas utilisés complètement et on s’arrête dans les tera bits (10 puissance 12), ce qui est déjà énorme pour des stations de travail ou ordinateur personnel.
Ceci dit, il y a peu de gens avec plus de 4 Go de mémoire dans ses valises et selon diverses sources, on gagne en termes de performances pures peu de choses (5 à 15%). Il faut déjà avoir une énormissime bibliothèque d’images pour sentir les bienfaits de la chose, si bienfaits il y a.
Par simple curiosité, j’ai voulu tester Lightroom 2.0 sur un dossier de 254 images en exportation. Je n’ai pas vraiment senti de différence entre les modes d’exécution lors de l’utilisation courante (édition, changement de modules, etc.). Je dirais même que Lightroom se lance plus rapidement en mode 32 bits. Voici ce que j’obtiens sur un Mac Pro 2x 2.8 GHz (octo-core), embarquant 6 Go de mémoire vive. Je précise que le catalogue et les images sont sur un disque différent du disque de sortie, même s’il faudrait bien plus de puissance de calcul pour que les disques soient à la peine. Aussi, j’ai continué à utiliser ma machine pendant l’export (essentiellement du courriel et du web), ce qui reflète davantage une utilisation normale d’un système moderne multitâche.
Dans les deux cas je n’ai pas appliqué d’accentuation de sortie, mais des réglages de base on été appliqués (expo, couleur, netteté, etc.). Ce n’est en aucun cas un test scientifique et il n’est pas nécessairement révélateur de ce que pourrait apporter le 64 bits. Néanmoins, vous pouvez le constater. Les différences sont assez importantes en faveur du mode standard. Je ne sais pas si cela se vérifie dans la version Windows. Il y a peut-être un bug sous la version OS X Leopard pour que l’on se retrouve avec de tels résultats. Toujours est-il que l’on est loin des promesses du 64bits.
1. export JPEG à 95% de qualité, résolution de 240ppp, pleine taille (fichiers .CR2 Canon EOS 30D).
2. export JPEG à 95% de qualité, résolution de 120ppp, 600×600 pixels.
J’ai aussi ajouté les résultats sous Aperture pour la comparaison. Lightroom ayant un certain avantage sur Aperture sur un marathon, c’est à dire sur une quantité conséquente d’images. Pour un sprint, quelques images par-ci, par-là, on ne notera pas les différences.
Addenda
Depuis que j’ai fait ces tests sur la version 2.0, Adobe a mis à jour par deux fois son programme de gestion d’images. Une des améliorations apportées concerne justement la correction des problèmes de performances sous Mac OS X.5 en mode 64 bits. De manière à valider la chose, j’ai refait mes exportations et enfin, j’obtiens des résultats plus cohérents en fonction des modes 32 ou 64 bits. Il n’y a toujours pas un bond ou des performances doublées de l’un par rapport à l’autre, mais le mode 64 bits apporte enfin un gain intéressant, de l’ordre de la minute dans certains cas. Par conséquent, on peut enfin activer ce mode sans inquiétude.
iPhone 2.2, pas qu'une impression
21/11/08
Depuis la mise à jour de l’OS du précieux ce matin, il s’avère que je trouve certaines applications plus en forme, comme la recherche de mots dans le dictionnaire d’Antidote ou même Safari qui donne des valeurs en test de bande passante plus élevées qu’auparavant. Le clavier avec lequel je tape se rapide article semble aussi bénéficier de ces améliorations. Bref, c’est un système (on pourrait même dire écosystème) en pertuel avancement. Reste bien du boulot (c->c), etc.
De la relativité des choses
21/10/08
Je me demande parfois si nous ne sommes pas tous un peu cinglés, déconnectés des réalités du monde ou simplement trop nombrilistes. Vous n’avez sans doute pas manqué le torrent de messages, d’articles et autres commentaires au sujet du manque de connectique FireWire sur la nouvelle gamme des MacBook chez Apple. Je peux comprendre que cela puisse être un problème pour quelques personnes, seulement c’est loin d’être une majorité. Au-delà des contraintes techniques qui accompagnent toute technologie (ici le chipset intégré Nvidia choisi par Apple n’a pas de support FireWire intégré), il y a sans aucun doute des tests produits qui sont réalisés par une société qui laisse peu de place à l’improvisation, d’autant plus sur un produit aussi stratégique que la gamme MacBook (c’est grâce à cela qu’Apple a grignoté des points importants aux US en terme de parts de marché sur les portables).
Alors, l’abandon d’une connectique très orientée vers le marché pro et amateur averti n’est pas en soit un tel drame que l’énergie déployée pour nous convaincre du contraire pourrait le faire croire à mon sens. Si l’on prend juste l’exemple des disques externes, les rares qui ont une entrée FireWire sont souvent rares à trouver et le plus souvent le prix pour les avoir est bien supérieur aux simples versions USB. Entendons-nous bien, le FireWire pour les transferts de données est bien meilleur que l’USB2 de ce que j’ai toujours constaté, toutefois l’absence de ce connecteur sur un portable à vocation grand public et éducation n’est pas une tragédie et je pense que tout ce brassage d’air est bien vain et serait mieux employé à d’autres desseins. De plus, personne n’est obligé de changer de portable tous les 6 mois et il y a toujours la possibilité d’acquérir un MacBook blanc directement chez Apple puisqu’il reste au catalogue.
Sony Alpha 900, le plein de photosites
9/09/08
Sony a annoncé la commercialisation de son Alpha 900. Un appareil vu à maintes reprises sous forme de « mockup » dans les salons photos annonçant à demi-mot l’intention de Sony de mettre un pied important dans le monde des reflex plein format 35mm et surtout avoir des arguments pour convaincre une partie du public expert et pro (bon, ce n’est pas encore gagné). Avec l’arrivée de cette machine à pixels, je considère l’offre Sony un peu plus sérieuse et la conseillera peut-être davantage à l’avenir. Jusqu’à présent, l’arrivée des électroniciens dans le monde du reflex n’était pas convaincante à mes yeux dans la mesure où ce sont de grands groupes dont le but est de faire des affaires rentables, puisque la marge dans les compacts et bridges est ridicule pour un industriel actuellement. Une division photo reflex pour Sony, Samsung ou Panasonic, n’a pas plus de poids que celle des électroménagers. Ce qui compte c’est la rentabilité. Alors lorsque vous dépensez une fortune en accessoires et objectifs, il serait fortement déplaisant pour le moins de voir sa marque de choix simplement mettre la clef sous la porte. Cela a failli arriver avec la division photo de Konica-Minolta si elle n’avait pas été reprise par Sony justement. Contax et autres ont d’ailleurs disparus, donc ces événements peuvent arriver. Bien entendu, le duo Canon-Nikon et le « petit » Pentax ne sont pas non plus à l’abri d’une déconvenue, toutefois, l’essentiel de leur chiffre d’affaires étant dans le domaine photo, on est en position d’être un peu plus rassuré. Par ailleurs, bien qu’étant de plus en plus étoffée, la gamme optique et accessoires doit encore être augmentée, d’autant qu’avec un tel capteur, il faut assurer un minimum de qualité. Les optiques historiques de grande qualité Minolta étant toujours utilisables, mais il ne faut pas oublier que le numérique a quelques exigences supplémentaires, car même chez Canon avec le EOS 1Ds MkIII et ses 21 Mpixels, peu d’élues peuvent en tirer la quintessence.
Pour en revenir à cet Alpha 900, il offre :
- Capteur 35mm (24×36) offrant 24,6 Mpixels
- Stabilisation intégré au capteur (à l’inverse de ce qui existe chez Nikon ou Canon où ce sont les optiques qui sont stabilisées, l’avantage dans un cas étant d’offrir l’option à tout le parc dans l’autre d’avoir une visée stabilisée)
- Traitement par DSP double (avec une telle quantité de données, la même solution que chez Canon a été adoptée série 1D)
- plage ISO 200-3200 extensible à 100 et 6400
- système d’exposition 40 zones en nid d’abeille
- viseur couvrant 100% du champ (agrandissement de 0.74x)
- Cadence de 5 img/s
- AF à 9 points + 10 d’assistance (celui du centre étant de type croisé)
- Prix annoncé ~3000USD (cela risque de faire peut être baisser le prix du d700 et forcé Canon à être plus agressif sur son futur 5D mkII)
Comme on peut le constater, offrir un tel capteur à ce prix c’est donc possible pour Sony, même si évidemment, des compromis sont faits sur le boîtier dont un l’AF plutôt basique et une cellule d’exposition plus taillée pour des formats plus petits. Il y a aussi la couverture du viseur à 100% qui est toujours agréable pour les stakhanovistes du cadrage.
Le prix très agressif risque de donner du fil à retordre aux concurrents. Néanmoins, je ne peux m’empêcher de penser que l’on repart dans une mauvaise direction. Certes la capteur est technologiquement impressionnant, mais franchement, quel intérêt d’offrir une telle quantité de pixels ? Pourquoi ne pas focaliser les efforts de recherche sur des électroniques qui offrent des sensibilités élevées ayant le minimum de bruit possible ? Une dynamique étendue sur toute la gamme de sensibilité pour qu’on puisse faire des photos sur des zones très contrastées sans recourir au HDRI ? De nos jours, on peut raisonnablement attendre d’un reflex de cette gamme qu’il puisse aller jusqu’à 6’400 ISO sans que l’on ait trop à ce poser de questions, seulement ce n’est pas le cas ici puisque c’est une option à activer, donc à éviter. Cela donne vaguement l’impression que Sony a fait rentrer le moteur d’une Ferrari dans une Fiat 500 sans se demander si le châssis tiendrait la route, dans le sens où encore une fois le capteur en offre pour son argent, mais ce qui gravite autour est digne d’un boîtier basique à mon sens. Il sera difficile de convaincre un pro du sport/news de venir au système Alpha dans ces conditions. Maintenant à qui s’adresse ce boîtier ? Plus probablement aux clients actuels de Sony ou aux anciens de Minolta qui ont eu une patience de moine avant de passer au numérique.
Certes, j’ai un peu la dent dure, mais j’attends qu’on nous propose autre chose, pas simplement, une collection de pixels.
Canon EOS 50D lâché dans la nature
26/08/08
Bien que nous attendions tous la sortie du tant espéré, rêvé et fantasmé remplaçant à l’EOS 5D, c’est finalement le 40D qui se voit botté en touche après une année de mise sur le marché seulement. Il faut avouer que Canon est quelque peu bousculé dans le segment des reflex pro et amateur avec le Nikon D300, la série Alpha chez Sony et le Pentax K20D. Tous ces boîtiers offrent des caractéristiques alléchantes pour les nouveaux venus qui veulent des équipements qualitatifs sans trop se ruiner. Il y a toutefois un secteur dans lequel Canon est bien loti, même si on le rabâche souvent, c’est le choix important des optiques et la gamme proposée. Même chez Nikon, il n’y a pas un choix aussi conséquent (on parle des optiques au catalogue) et lorsqu’on commence à aller dans le domaine des optiques pro, le prix est souvent en faveur de Canon.
Toujours est-il que Canon se devait de réagir sur ce segment très concurrentiel des boîtiers autour des 1’000-1’500€. Voici chose faite avec l’arrivée de l’EOS 50D. Il reprend peu ou prou les caractéristiques qui ont apporté tant d’éloges au Nikon D300 : plage ISO par défaut de 100 à 3’200 (celle du Nikon commence à 200), écran de visualisation à la résolution VGA (640×480 pixels) traité antireflets pour une meilleure visibilité par temps ensoleillé, prise HDMI, système de nettoyage des poussières (pas nouveau cela dit) et surtout une avancé en termes de résolution du capteur CMOS conséquente, que l’on pourrait qualifier de presque inutile, seulement avec l’Alpha 350 et le K20D qui proposent tous les deux 14 millions de pixels, il fallait que Canon en ajoute une couche. On pensait pourtant que cela s’était un peu calmé, seulement avec l’arrivée des électroniciens -plutôt actifs dans les compacts il n’y a pas si longtemps- à la photo reflex (Samsung, Sony, Panasonic), les arguments marketings du marché des « point & shoot » risquent de prendre le dessus quelque temps au risque de proposer des appareils qui en termes de comportement dans les hautes sensibilités sont moins bons que les prédécesseurs. À juger sur pièce bien entendu et pour commencer, Canon propose quelques images sur son site global.
Pour revenir à ce nouveau EOS, il propose donc un capteur de 15 millions de pixels (4’752 x 3’168, on n’est pas très loin de ce que proposait, il n’y pas si longtemps, un certain EOS 1Ds MkII pourtant en format 35mm et c’est le premier reflex APS-C à avoir autant de résolution) et inaugure un nouveau processeur d’image, DiGiC IV. Canon dit que le niveau de bruit est meilleur que celui du EOS 40D malgré l’augmentation de résolution. Cela grâce bien entendu à ce DSP et aussi à davantage d’optimisation des microlentilles qui focalisent la lumière sur les photosites du capteur (plus de détails dans la prise en main chez dPreview). D’ailleurs, Canon offre, un peu comme Nikon sur le D3/D700, deux modes étendus pour augmenter la sensibilité jusqu’à 6’400 et 12’800 ISO. Bon, j’imagine que c’est vraiment pour dépanner.
Une idée en passant : vu la quantité de pixels disponibles et la puissance du DSP, il serait possible de combiner plusieurs photosites pour augmenter le rendement du capteur et sa dynamique. On aurait alors des images de 7 millions de pixels par exemple, mais avec une dynamique étendue de 1 ou 2 IL voir une sensibilité poussée et sans bruit jusqu’à 12’800 ou 25’600 ISO.
Quelques fonctions supplémentaires font leur apparition, comme la possibilité de régler finement une vingtaine d’objectifs si par hasard l’AF se calle un peu trop en avant ou en arrière. Enfin, un LiveView digne d’intérêt est de la partie qui devrait aussi pouvoir être utilisé via la prise HDMI (à confirmer). Il y a aussi une correction du vignetage à la volée (40 profils objectifs peuvent être enregistrés) qui permet de sortir des JPEG encore plus propres d’autant qu’une fonction ALO (Auto Lightning Optimizer) à l’instar du D-Lightning chez Nikon est disponible pour corriger des images un peu trop sous-exposées. Ces réglages sont perdus si on photographie en RAW, sauf si on utilise le programme maison Digital Photo Professional.
Canon répond donc à Nikon de fort belle manière dirons-nous, même si je regrette que l’AF et la cellule de mesure de la lumière soient identiques aux modèles précédents. Un poil en retrait par rapport à ce que propose Nikon et son AF à 51 collimateur et le capteur d’exposition 1005 pixels couplé, bien que sur le terrain les différences soient un peu moindres.
Et comme dit le proverbe, tout vient à point à qui sait attendre. À n’en pas douter le remplaçant du 5D aura des arguments pour tenir tête au Nikon D700, au même titre que le 50D en a pour tenir tête au D300, même s’ils ne sont pas tout à fait dans la même gamme tarifaire, puisque quelques centaines d’euros les séparent. Comme quoi, la concurrence a du bon et Canon avait besoin de se faire secouer.
La disponibilité est indiquée pour fin septembre et le prix en Suisse devrait être dans les CHF1’500.- (estimation personnelle basée sur le prix du 40D l’année passée qui est actuellement à CHF1’200.- dans les boutiques en ligne)
Compacts, Micro 4/3
7/08/08
Sur le front de la photo numérique, cela bouge ces derniers jours malgré la période estivale.
Panasonic et Olympus annoncent une évolution du format 4/3 vers le Micro 4/3 avec une baïonnette plus petite et des appareils sans chambre reflex qui permettront la réalisation de boîtiers moins encombrants. Du fait de l’abandon de la visée reflex, le capteur principal sera sans doute mis à contribution pour la visée. Aussi, vu l’absence de chambre reflex, il est très probable que les systèmes AF tels que nous les connaissons disparaîtront de tels boîtiers, soit pour faire place à des systèmes de détection par contraste (qui équipent tous les compacts du marché) ou alors à un système de mise au point inédit. On aimerait voir un système de type télémétrique qui équiperait des versions experts de tels boîtiers, mais il ne faut pas rêver, car le but d’une telle simplification de fabrication est aussi de diminuer les coûts de développement et de production. Un système télémétrique « à la Leica » n’est pas simple à fabriquer, car la visée optique doit être parfaitement callée sur l’objectif (contrairement à un reflex, on ne vise pas par l’optique installée, mais par un viseur séparé).
Comme le souligne Chasseur d’Images, on garde la même taille de capteur que le format « classique » 4/3 qui continuera à évoluer en parallèle, mais s’adressera à des clients différents. L’intérêt de la chose est d’être à la croisée des chemins entre un bridge et un reflex: un bridge, car on visera via le capteur et le retour sur l’écran LCD (voire via des viseurs optiques s’ils sont prévus en option ou intégrés). Par ailleurs, vu la réduction possible des boîtiers et des optiques, on aura peut-être enfin des compacts/bridge/M système permettant de s’affranchir des contraintes des petits capteurs des compacts actuellement tout en ayant la possibilité de changer l’optique. Il faudra patienter encore quelques semaines avant de savoir ce que tout cela nous réserve.
En parlant de compacts, Nikon annonce officiellement le lancement du CoolPix P6000. La réponse au Canon G9 en quelque sorte, mais en bien mieux loti.
À commencer par une optique qui démarre à 28mm (éq.35mm) jusqu’à 112mm (malheureusement, l’ouverture est alors de seulement ƒ5.9). Il y a aussi un GPS intégré pour géolocaliser automatiquement les images (pratique pour les voyages et randonnées). Un stabilisateur optique est aussi de la partie, même un port Ethernet pour l’envoi automatique des images. Expérons que l’autonomie ne soit pas trop affectée par tout cela. Au chapitre des griefs habituels : capteur 13.5Mpixels (à quoi bon !). Malgré cela, ils annoncent une plage de sensibilité allant de 64 à 1600 ISO à pleine résolution et 3200 et 6400 ISO avec 3 millions de pixels seulement. Disponibilité vers septembre. Toutefois, il n’est pas impossible que Canon nous sorte un G10 d’ici là.
Astronomie: Nikon et Canon
31/07/08
Pour ceux qui s’intéressent à la prise de vue astronomique, il y a un article assez intéressant sur astrosurf qui compare le Nikon D3 et le modeste Canon 40D pour la prise de vue astronomique.
Le plus intéressant étant que la différence entre ces appareils n’est pas si énorme que cela et qu’il y a de la place pour que Canon puisse en offrir autant que Nikon.








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